Les décisions du Conseil de discipline du Barreau du Québec sont maintenant repérables gratuitement sur le site de l'Institut canadien d'information juridique (CanLII).
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Le rôle d'audition du Conseil de discipline du Barreau du Québec est mis à jour, chaque semaine, le vendredi.
Les avocats intimés peuvent être présents à l'audition ou être représentés par leur procureur.
C'est lors de l'audition au fond que la plainte détaillée du Syndic, les éléments de preuve, les noms des plaignants, etc. sont rendus publics.
Les journalistes peuvent assister aux auditions, mais comme dans les cours de justice, les caméramen peuvent prendre des images uniquement à l'extérieur de celles-ci.
Les journalistes qui ne peuvent assister à une audition qui les intéresse peuvent demander à recevoir copie d'une cassette, qui sera accessible le lendemain ou le surlendemain.
Les décisions sur culpabilité et sur sanction sont parfois prises sur place, mais la plupart du temps, en délibéré. Les documents présentant en détail les décisions sur culpabilité et sur sanction sont publics.
Le processus disciplinaire a pour but de sanctionner les professionnels qui ont commis des manquements déontologiques dans l’exercice de leur profession. Il est à noter que ce recours ne peut être utilisé pour obtenir des sommes à titre de dommages et intérêts; pour ce faire, il faut plutôt s’adresser au Tribunal. Toutefois, le Barreau du Québec possède un Fonds d'indemnisation servant exclusivement à rembourser les sommes d'argent utilisées par un membre à d’autres fins que celles pour lesquelles elles lui avaient été remises.
En résumé, et généralement, le processus disciplinaire se déroule ainsi :
Les journalistes qui ne peuvent assister à une audition qui les intéresse peuvent demander de recevoir copie d’une cassette qui sera généralement disponible le lendemain ou le surlendemain.
En de rares occasions, le président du Conseil de discipline peut émettre une ordonnance de huis clos, de non-publication et de non-divulgation temporaire ou pour une période indéfinie. Les motifs pour lesquels le président du Conseil de discipline peut accorder de telles ordonnances sont les suivants : question de sécurité, des enfants sont impliqués ou nommés, des plaignants ou des témoins l’ont demandé.
Les sanctions sont établies au cas par cas, en fonction de la faute commise, de son ampleur, de sa récurrence, des antécédents disciplinaires de l’avocat, etc. Il n’existe pas de grille précise attribuant telle sanction à telle faute.
Il importe de souligner que le processus disciplinaire du Barreau du Québec est totalement indépendant du processus judiciaire au civil ou au criminel.
C’est dire que si un avocat est accusé par l’un ou l’autre des tribunaux, le Syndic du Barreau surveille la situation de très près, sous l’angle déontologique donc sous l’angle de l’exercice de la profession d’avocat, et il lui appartient de décider s’il déclenche une enquête de nature disciplinaire.
Lorsqu’un avocat est déclaré coupable d’une infraction criminelle, un processus administratif accéléré est déclenché au Barreau, via le Comité des requêtes, pour déterminer si l’avocat doit être radié temporairement en attendant que le processus disciplinaire complet et régulier du Barreau soit entrepris s’il y a lieu, et terminé.
Lorsqu’un avocat est acquitté d’une accusation au criminel, il peut tout de même faire l’objet d’une enquête du Syndic du Barreau et avoir à se présenter devant le Conseil de discipline, si les actes reprochés ont pu avoir un lien avec l’exercice de la profession d’avocat. Fait à noter : le fardeau de la preuve est différent (hors de tout doute raisonnable du côté judiciaire et prépondérance de preuve du côté disciplinaire).