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Le Barreau du Québec intervient auprès du gouvernement canadien et de la Commission militaire chargée d'entendre l'affaire d'Omar Ahmek Khadr, les 4 et 5 février prochain, afin d'appuyer les initiatives prises par plusieurs groupes de juristes demandant l'arrêt des procédures devant la Commission militaire, et la sauvegarde des garanties assurées à tout accusé par les conventions internationales eues égard à la condition d'enfant-soldat de M. Khadr.
Omar Khadr est réputé avoir participé à un combat contre les Forces armées des États-Unis et de la coalition dans un bâtiment près de la ville de Khost, en Afghanistan, le 27 juillet 2002. Il est le seul survivant suite au raid américain. Il est né à Toronto le 19 septembre 1986 et était donc âgé de 15 ans au moment des événements présumés.
En octobre 2002, il est transféré à Guantanamo Bay et y aurait subi, selon ses dires, des mauvais traitements. Il a pu consulter un avocat pour la première fois en novembre 2004. Un an plus tard, après plus de 3 ans de détention, son cas fut renvoyé devant la Commission militaire établie à Guantanamo. Les auditions doivent avoir lieu les 4 et 5 février prochain. Le procureur a retenu les charges suivantes contre lui soit meurtre, tentative de meurtre, conspiration, soutien matériel aux terroristes et espionnage.
Plusieurs organismes ont déposé à titre des mémoires auprès de la Commission dénonçant la situation dans laquelle se retrouve M. Khadr, on réfère notamment :
En conséquence, le 30 janvier dernier, le Barreau du Québec a transmis une lettre à l'Honorable Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères du Canada. Cette lettre vise à appuyer la démarche effectuée par quelque 40 professeurs de droit d'universités canadiennes auprès du ministre dans le dossier Kadhr.