Montréal, le 27 novembre 2003 - " Le Barreau du Québec a besoin de nouveaux pouvoirs pour lutter, au niveau disciplinaire, contre les nouveaux types d'accusations plus complexes comme le blanchiment d'argent ou le gangstérisme, auxquelles font face certains de ses membres. Le Barreau pourrait ainsi assumer plus rapidement son rôle de protection du public ", a déclaré Me Pierre Gagnon, bâtonnier du Québec.
Me Gagnon a en effet indiqué son intention de proposer certaines modifications à la Loi sur le Barreau et au Code des professions qui permettraient d'agir au niveau disciplinaire, dès qu'il y a accusation, et avant même que le Syndic du Barreau n'ait déposé une plainte au Comité de discipline. Ainsi, le Syndic ne serait plus obligé de procéder à sa propre enquête parallèle ou d'attendre la condamnation judiciaire avant que des mesures provisoires de protection puissent être prises, comme c'est le cas présentement.
Avec de nouvelles dispositions législatives, le Syndic du Barreau pourrait, par exemple, obtenir la possibilité de procéder, aussitôt qu'il y a allégation de motifs raisonnables de risque pour le public, à la surveillance du transfert des dossiers de l'avocat incriminé à ses associés, au gel de son compte en fidéicommis ou à d'autres mesures de protection pouvant aller jusqu'à la radiation provisoire.
"En d'autres termes, il s'agit pour nous de rechercher l'atteinte de l'équilibre entre la présomption d'innocence de l'avocat accusé et la protection du public.", de conclure Me Gagnon.
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