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Communiqués 2007


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2 juin 2007
Droit et justice
Pour ou contre le langage clair?

Tremblant, 2 juin 2007, propos des conférenciers invités au Congrès annuel du Barreau du Québec - Me Madeleine Lemieux, bâtonnière du Québec en 2005-2006, a donné une définition du langage clair. « On dit d’un texte clair qu’il permet de saisir immédiatement et sans effort la pensée de l’auteur. » Elle considère toutefois qu’il y a de nombreux obstacles à franchir avant de parvenir à cet idéal. Les défis sont immenses, soutient-elle, et il est également primordial de se demander à qui l’on s’adresse et de se mettre dans la peau de son auditeur. Si elle insiste sur le fait que vulgariser ne veut pas nécessairement dire simplifier le fond, elle remarque toutefois que les phrases courtes et la concision facilitent grandement la communication.

La juge Louise Mailhot partageait son avis sur ce point, soulignant que les procédures soumises aux tribunaux étaient de plus en plus longues et ce, de façon inutile. Également adepte de la concision et du mot juste, elle ajoute cependant que ce n’est pas toujours chose aisée de bien communiquer, quand on s’adresse, comme c’est le cas pour les juges, à un auditoire mixte, constitué d’avocats, de clients, de journalistes, etc. Elle a d’ailleurs conclu son intervention par la lecture d’offres de conciliation redondantes, incompréhensibles, mais pourtant tirées de procédures bien réelles !

Me Nathalie Roy, directrice générale de l’organisme Éducaloi, bien qu’elle avoue avoir la passion de la vulgarisation, estime que cette dernière n’est pas toujours appropriée. « Il y a une différence entre utiliser un langage clair et trop simplifié. Dans la pratique, il n’y a pas lieu de vulgariser les lois, par exemple, toutefois il est nécessaire d’avoir recours à des mots clairs. Le rôle de l’avocat consiste à décrypter différentes notions complexes et à les expliquer à son client. »

Elle insiste sur le fait qu’il en va de « la confiance du public vis-à-vis de la profession et qu’il est essentiel de favoriser le développement d’aptitudes de communication chez les intervenants de la justice. »

Me Marie-Josée Belhumeur a fait valoir que de très nombreux dossiers traités par le Fonds d’assurance responsabilité du Barreau du Québec relevaient d’un problème de communication entre l’avocat et son client. Elle considère que cela fait partie des responsabilités de l’avocat, de s’assurer que tout est clair pour la personne qui a recours à ses services.

En conclusion, France Bonneau, directrice des communications du Barreau du Québec a donné les résultats d’un rapide sondage effectué auprès des participants : 55 % d’entre eux se disaient en faveur d’un langage clair, et 44 % en faveur, mais toutefois avec quelques réserves.


Renseignements :
Mme Martine Meilleur, coordonnatrice
Service des communications
Barreau du Québec
Téléphone : 514 954-3489
Sans frais : 1 800 361-8495, poste 3489
medias@barreau.qc.ca


              

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Mise à jour : 28 March 2012