
Après une longue bataille en Cour supérieure, Me X a recouvré la somme de 275 000 $ pour le bénéfice de sa cliente, Mme Y, une dame fortunée de 85 ans. Alors que Me X détient toujours les fonds recouvrés dans son compte en fidéicommis, elle convainc sa cliente (et maintenant presque amie) de lui prêter à même ces fonds « un petit 30 000 $ à 5 % » pour qu'elle acquitte le premier versement de son nouveau condominium. Ce type d'entente va-t-il à l'encontre des règles déontologiques en vigueur ?
Oui.
L’article 3.05.12 du Code de déontologie est rédigé en termes clairs :
« L’avocat ne doit pas emprunter du client des sommes d’argent qu’il a perçues pour lui. »