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Programme de soutien à l'emploi stratégique

Subventions au travail des étudiants en droit

André Giroux


Au nombre de fois où individus et entreprises doivent composer avec des coupures de services gouvernementaux, soulignons le soutien que vient d'apporter le gouvernement du Québec à l'embauche des jeunes, dont les étudiants en droit et les stagiaires de l'École du Barreau.

Les étudiants en droit sont maintenant admissibles à un programme d'aide à l'emploi du Placement étudiant du Québec.
Les étudiants en droit sont maintenant admissibles à un programme d'aide à l'emploi du Placement étudiant du Québec.

Ils sont pour la première fois admissibles au Programme de soutien à l'emploi stratégique, géré par le Placement étudiant du Québec (PEQ). Mieux encore, les fonds suivent, si bien que le nombre de bénéficiaires passera de 1 200 à 5 800.

Il faut agir rapidement cependant. Les demandes sont acceptées au fur et à mesure qu'elles parviennent au PEQ, jusqu'à épuisement du budget disponible ou, au plus tard, le 31 juillet. Le budget passant de un à 8,5 millions de dollars, gageons que la demande sera forte.

L'École du Barreau a bien l'intention de propager la bonne nouvelle. «Les congressistes du Barreau, les maîtres de stage et tous les étudiants de l'École ont reçu l'information et les formulaires requis», signale Me France Mainville, responsable des stages pour l'École du Barreau. Elle a invité les représentants du PEQ au kiosque de l'École lors du Congrès du Barreau; ceux-ci ont accepté avec enthousiasme et amené des formulaires de demande avec eux. Les quatres centres de l'École et le PEQ en ont d'autres.

Qu'en est-il exactement?

Les entreprises comptant moins de 500 employés permanents, les cabinets d'avocats et les organismes sans but lucratif peuvent demander au PEQ de leur fournir une liste de candidats ou présenter une demande après avoir effectué leur choix. Pour être admissibles, les étudiants doivent résider au Québec, avoir étudié à temps plein la session précédente et s'inscrire au PEQ.

Le programme visant notamment la préparation des étudiants au marché du travail, les emplois ou stages offerts doivent être en relation avec la formation et exiger des connaissances ou habiletés reliées à un programme précis d'études. Bref, rien d'intimidant pour des avocats sérieux souhaitant embaucher des étudiants en droit.

Dans le cas des étudiants universitaires et de l'École du Barreau, la subvention à l'employeur est de 120 $ par semaine par personne, à la condition qu'il verse un salaire hebdomadaire minimal de 300 $. L'emploi doit durer au moins six semaines et la subvention cesse à la fin de la quatorzième semaine. Le montant maximal qu'un employeur peut recevoir est de 10 000 $, assez pour embaucher six personnes à temps plein.

La période d'emploi subventionnée se situe entre le 1er avril et le 1er octobre. En dehors de cette période, point de subvention, à moins de faire partie d'une expérience-pilote. Ses modalités sont semblables au programme principal, mais le nombre de projets acceptés ne peut dépasser 10 % de celui accordé à ce dernier. La date d'expiration de l'emploi peut alors dépasser le 1er octobre. Outre la disponibilité des fonds, la seule réserve quant à la date de la demande de subvention est de la présenter deux semaines avant l'entrée en fonction de l'étudiant.

Modalités administratives simples

Les modalités administratives sont relativement simples. L'employeur doit d'abord présenter une demande d'aide financière au PEQ, à laquelle il joint la demande de stage remplie par la personne qu'il a choisie, s'il y a lieu.

S'il n'a pas de candidat en vue, le PEQ sélectionnera au hasard trois personnes qui répondent au besoin de l'employeur. Question de ne pas faire perdre de temps aux candidats non retenus, l'employeur a ensuite cinq jours pour effectuer son choix.

À la fin du stage, il devra remplir le formulaire de nomination de personnel étudiant et la retourner au Placement étudiant du Québec avant le 1er novembre. La subvention sera alors versée si l'étudiant a travaillé au moins six semaines et s'il a reçu intégralement son salaire. Elle sera refusée s'il est établi que l'employeur a congédié un autre salarié pour embaucher un étudiant. Finalement, elle devra être remboursée si l'employeur a obtenu une autre aide gouvernementale pour le même stage, qu'elle provienne du gouvernement fédéral, provincial ou municipal.

Soulignons que dans les cas de congédiement ou de désistement, le remplaçant doit être un étudiant de même niveau, désigné officiellement par le PEQ. Celui-ci pourra accepter une candidature suggérée par l'employeur. «Si le départ de l'étudiant survient dans les six premières semaines de l'emploi, précise Michelle Lalonde, de la Direction du Placement étudiant, l'employeur ne pourra obtenir de subvention pour cette période.»

Travailler au gouvernement

Un autre programme géré par le PEQ intéressera les étudiants en droit: le placement dans les ministères et les organismes du gouvernement du Québec. Le nombre de places disponibles a doublé cette année, passant de 1 600 à 3 200. L'offre s'adresse à tout étudiant à temps plein âgé d'au moins 16 ans et qui a complété son secondaire V.

Pour les étudiants universitaires de premier cycle, le salaire varie entre 293 $ et 330 $ selon l'année d'études complétée. «Le ministère de la Justice et la Commission de la santé et de la sécurité au travail font partie des dix organismes gouvernementaux qui, ensemble, recrutent 85 % des étudiants occupant un emploi au gouvernement pendant l'été», signale Luc Tousignant, coordonnateur à la promotion du PEQ.

La présentation d'une demande d'emploi au PEQ est nécessaire à la participation à ce programme.

 

 
 

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