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Ura Greenbaum
Directeur-général de l'Association pour la défense des personnes et biens sous curatelle publique
Me Daniel Jacoby
Protecteur du Citoyen
Le Curateur public engage les avocats pour ses protégés, leur donne les instructions, approuve leurs comptes et paie leurs factures. Or, les avocats ont tout intérêt de plaire au Curateur public qui leur donne le mandat de représentation et autorise le paiement de leurs comptes.
Cependant, les avocats sont payés à même les fonds de la personne inapte qui est le véritable client.
Dans ces circonstances, si le Curateur public commet une bavure ou agit contre le meilleur intérêt de la personne inapte, l'avocat n'a aucune incitation de dénoncer l'erreur du Curateur public ou agir contre le Curateur public dans le véritable intérêt de son client, la personne inapte. L'avocat se trouve placé dans un conflit d'intérêts. De plus, le Curateur public paie l'avocat même si l'avocat a mal agi puisque l'argent provient du compte de la personne inapte et personne ne posera de questions embarrassantes.
Ce rapport malsain explique pourquoi on n'a jamais vu un avocat représentant un protégé de la curatelle publique avouer les erreurs de la curatelle publique ou la dénoncer malgré toutes les bavures rendues publiques dernièrement et devant les reproches de la part du Protecteur du citoyen, du Vérificateur-général, de la Commission des Institutions et du Bureau du coroner. En tout arrogance, le Curateur public s'est même servi du Barreau du Québec qui a prêté sa Revue du Barreau afin de permettre le Curateur public de diffuser sa propagande au même moment que les personnes inaptes mouraient et la mauvaise gestion de leurs biens arrivait.
Nous avons vu ces situations se présenter dans plusieurs cas et nous vous demandons d'étudier cette problématique dans le cadre de votre enquête sur le Curateur public.
Veuillez agréer l'expression de nos sentiments les meilleurs.