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Cher confrère,
J'ai bien reçu votre lettre du 17 octobre 1997 et je vous remercie de m'avoir transmis vos commentaires concernant le Répertoire électronique de jurisprudence du Barreau (REJB).
Je ne peux cependant partager votre point de vue. En premier lieu, le Barreau a cessé de subventionner Soquij non pas par choix, mais par impossibilité. Les argents versés l'étaient à partir des intérêts sur nos comptes en fidéicommis et vous comprendrez que la chute dramatique de ceux-ci a fait que nous perdions plus de 100 000 $ par mois dans ce fonds, ce qui rend impossible toute aide financière quelle qu'elle soit.
Maintenant, si le REJB est offert à demi-prix pour les membres qui s'abonnent avant le 31 décembre 1997, c'est non pas par des argents versés en subvention (surtout en remplacement de celle ci-haut mentionnée), mais par un prêt de la Corporation de services du Barreau qui tire ses bénéfices des achats de groupe que nos membres y effectuent. La Corporation de services sera d'ailleurs remboursée entièrement de ces argents, selon différentes échéances.
Enfin, pour demeurer compétitif et à la fine pointe des développements doctrinal, législatif, jurisprudentiel et technologique, je considère que les membres du Barreau doivent prendre le virage technologique.
D'ailleurs, contrairement à votre énoncé concernant les grands cabinets, je peux vous assurer que dans l'ensemble les petits et moyens cabinets s'informatisent également à un rythme surprenant.
Il me fera plaisir d'ailleurs, si vous le jugez nécessaire, de faire en sorte que le Barreau examine avec vous les possibilités que vous puissiez vous-même vous informatiser. Je vous rappelle que sur la documentation que je vous ai transmise, vous trouvez beaucoup d'avantages financiers à ce chapitre et également des cours de formation à des prix très abordables.
Veuillez accepter, cher confrère, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le bâtonnier du Québec,
Serge Francoeur, c.r.
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