ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.

Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca

Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.

 

Midi-causerie du Barreau de Laval

La présence des femmes dans la profession

Christiane Lalonde, avocate


Le 7 février 1997, dans le cadre d'un midi-causerie organisé par le Comité sur les femmes dans la profession, section du Barreau de Laval, l'honorable Christine Tourigny, juge à la Cour d'appel, posait quelques jalons de réflexions sur la présence des femmes dans la profession.

L'honorable Christine Tourigny
L'honorable Christine Tourigny

L'honorable Christine Tourigny mentionnait que lorsqu'elle enseignait en première année de baccalauréat à l'Université Laval, en 1976, il y avait déjà plus de filles que de garçons. Comment se fait-il donc, dit-elle, que vingt ans plus tard, on en soit encore à se demander pourquoi il n'y a pas plus de femmes, d'avocates dit-elle, aux postes de commandes des grandes et moyennes études et pourquoi le bassin de candidates féminines à la magistrature est-il supposément encore insuffisant?

Selon la juge Tourigny, si certaines réponses diffèrent selon qu'on parle de l'une ou l'autre question, elle pense qu'il y a tout de même des raisons communes aux deux situations.

En ce qui concerne la pratique privée, l'honorable Christine Tourigny pose la question: pourquoi la présence des avocates n'est pas plus importante en nombre? Est-ce que la pratique est trop exigeante, ou se sont-elles fait convaincre qu'elle était trop exigeante? Ou encore, les avocates considèrent-elles qu'il y a bien d'autres choses à faire avec une formation juridique que la pratique privée? Selon la juge Tourigny, il est possible qu'à force de l'entendre dire, surtout par les hommes, tant de la génération qui les précède que de ceux avec qui elles sont en compétition qui ne cessent de le répéter, plusieurs avocates se convainquent, avant même d'essayer, que ce n'est pas un milieu pour elles.

Toutefois, la juge Tourigny affirme qu'elle refuse de croire qu'avec rigueur et méthode, il soit impossible à
l'avocate d'arriver à pratiquer de façon sérieuse et lucrative.

En ce qui concerne la présence des femmes dans la magistrature, la juge Christine Tourigny mentionne qu'elle ne veut plus entendre parler du bassin. Elle estime que si le bassin a été trop réduit pour permettre des nominations plus nombreuses, il y a belle lurette que cette époque est révolue. Elle mentionne également qu'il est faux de dire que les avocates ne posent pas leur candidature en assez grand nombre. Par contre, elle admet qu'il pourrait et qu'il devrait y en avoir encore plus.

Elle conclut en disant qu'il n'y a aucune raison pour laquelle les femmes devraient avoir des réserves face à ce métier dur mais combien stimulant sur le plan intellectuel et sur le plan humain. Elle ajoute qu'il ne faut pas arrêter de mettre de la pression comme groupe, pour assurer non seulement la continuité mais l'accroissement de la présence des femmes.

Christiane Lalonde est représentante du Comité du Barreau du Québec sur les femmes dans la profession, section Laval.

 

 
 

Retour au haut de la page

© Barreau du Québec 1996-2012