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Serge Francoeur |
La tradition veut qu'en cours d'année le vice-président ait la possibilité d'exprimer ses impressions et, je présume, en profiter pour passer quelques messages.
Au cours des huit premiers mois de mon mandat, notre corporation professionnelle a été interpellée dans plusieurs dossiers importants, comme rarement dans son histoire. Je ne reviendrai pas sur ceux déjà maîtrisés, mais je me dois de glisser quelques mots sur certains dossiers en cours de négociation.
Concernant l'aide juridique, l'équipe qui négocie avec le gouvernement a toute la confiance du Comité administratif. Quant à la médiation obligatoire en matière familiale, vous pouvez être assurés que nous continuons d'attacher toute l'importance nécessaire au débat. Dans ce dossier, les solutions que le Barreau fait valoir depuis le début du conflit sont réalistes et applicables immédiatement. Malheureusement, les positions du ministère de la Justice et la façon dont il mène le débat politisent le dossier et risquent, en bout de ligne, de faire reculer de façon générale le concept de la médiation; de détruire tout ce que le Barreau a fait depuis plusieurs années pour implanter la médiation comme solution alternative.
Le virage technologique
En décembre dernier, le conseil général a adopté la majeure partie du virage technologique, dont les éléments les plus importants sont le développement et l'implantation de l'informatique à tous les niveaux de notre profession. Je suis à finaliser le jalonnement de ce virage (qui vous sera ultérieurement expliqué en détail) et pour lequel, je suis persuadé, vous serez fiers de participer. Le Barreau du Québec entend encore une fois faire preuve de leadership pour vous donner des services de qualité, notamment en vous offrant une formation «particularisée».
Les finances
Parmi ses principales tâches, le vice-président a la responsabilité des aspects financiers du Barreau du Québec.
Or, je suis entré en fonction avec un budget déficitaire (pour l'année courante 1996-1997) de près de 3/4 de million de dollars au fonds général. En adoptant une administration serrée le déficit sera ramené à plus ou moins 300 000 $ malgré les demandes financières importantes et supplémentaires imposées par le dossier de l'aide juridique.
Quant au fonds d'étude juridique (revenus d'intérêt sur compte en fidéicommis), je suis à préparer le budget de l'an prochain (1997-1998). Nos revenus seront d'approximativement 900 000 $, alors qu'il y a quelques années à peine, ils étaient trois fois supérieurs. Je demande donc l'indulgence pour toutes les demandes d'aides financières que le Comité des finances a dû refuser. Le Comité est conscient des problèmes du Fonds d'étude juridique du Barreau et présentera une vision globale des finances pour les années à venir.
Comité administratif / Barreau
Un mot sur le Comité administratif, qui est représentatif de la profession. Pour utiliser une expression des avocats français, «vos dauphins» (les vices-présidents élus: Mes Pierre Fournier (Montréal), Jean-Pierre Dumais (Québec) et moi-même), travaillent bien ensemble et une belle complicité s'est installée entre eux.
Pour ce qui est du Barreau, comme organisation, les personnes qui y travaillent sont compétentes et dévouées. N'ayez crainte d'entrer en contact avec elles, vous obtiendrez une attention toute particulière. Le personnel est conscient que nous sommes engagés dans un virage technologique important et son soutien est total. Les employés du Barreau connaissent aussi les difficultés économiques qu'éprouve la profession et ils nous aident et nous appuient plus que jamais dans l'ensemble de nos démarches pour aider les membres.
Voilà, mon premier propos vous est livré. J'aimerais terminer par une demande pour chacun de vous: nous apprécierions grandement que vous vous inscriviez et participiez au Congrès du Barreau les 29, 30 et 31 mai au Mont-Tremblant. Le Congrès de cette année porte sur l'informatique et notre site Internet y sera lancé officiellement. Beaucoup d'autres volets sont à l'agenda, donc, nous l'espérons, au vôtre.
Serge Francoeur, c.r. Vice-président
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