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Christian N. Dumais, avocat
Mme la juge Louise Mailhot |
Les séminaires en techniques de plaidoirie se multiplient, mais ils sont toujours aussi courus. On cherche à y apprendre les meilleures méthodes de représentation et souvent quelques trucs pour mieux faire valoir le point de vue de son client. Un aréopage de juges et d'avocats expérimentés avaient été invités par Insight à livrer une série de conseils pratiques que l'on peut appliquer sur le champ en vue d'améliorer ses interrogatoires et ses contre-interrogatoires, ses preuves par expert, sa maîtrise de la plaidoirie, sa préparation pour la Cour d'appel, ses relations éthiques avec ses confrères et, par le fait même, faire le point sur les erreurs fatales devant les tribunaux. Voici en vrac une liste non exhaustive tirée de l'enseignement de la juge Louise Mailhot de la Cour d'appel, de la juge Nicole Duval Hesler et du juge Louis Crête de la Cour supérieure et de Mes Jean-Jacques Gagnon, Marie St-Pierre, Marc-André Fabien, Alain Létourneau, Pierre Fournier et Pierre Bourque.
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L'éthique entre confrères
Communication et production de pièces
L'avocat face aux médiasLes avocats n'ont pas la parole seulement devant les tribunaux: ils font parfois face aux médias. Monique Deviard, associée principale chez Bazin, Larouche, Sormany, Vigneault, un cabinet spécialisé en communication et affaires publiques, a donné plusieurs conseils judicieux à ce sujet. Mme Deviard a d'abord réaffirmé, comme plusieurs autres avant elle, que la communication est un art et une science qui s'apprennent: cela est aussi vrai dans des entrevues avec des clients qu'avec les médias ou lors de l'instruction d'un litige. Elle enseigne que la communication orale doit s'apparier à la communication non verbale et que les meilleures improvisations sont celles qui sont les mieux préparées. Elle met en garde les avocats: les médias sont soumis à des contraintes d'espace et de temps et à une vive concurrence; les journalistes aussi: leur date de tombée est plus rapprochée et l'espace dans les médias est moins grand. Elle les informe aussi de leurs droits: une personne interviewée a le droit à l'enregistrement pour pouvoir se corriger; elle a le droit de ne pas passer en direct et de poser des questions; elle a aussi le droit de délimiter le temps d'entrevue, d'en contrôler la forme et le fond et d'invoquer le secret professionnel. En somme, les journalistes sont les chercheurs et les diffuseurs d'information avec qui il est important d'établir une relation claire d'égal à égal. Selon elle, il ne faut pas chercher à se confier: les journalistes sont toujours à la recherche de la moindre information et le off the record n'existe pas. Il faut bien faire la distinction entre le sujet d'une communication et son objectif; cet objectif, c'est d'abord d'informer, de convaincre, de dissuader, de rassurer, puis d'informer ou convaincre d'un sujet en particulier. Cet objectif doit tenir compte des intérêts en jeu, du médium, du public visé, de ses attentes, des acteurs, etc. Selon les experts, la communication audio-visuelle provoque une réaction émotive et principalement sensuelle sur la vue et l'ouïe. D'ailleurs, l'impact des messages audio-visuels dépend du contenu à 7 %, du verbal à 38 % et du non-verbal à 55 %. À la radio, un seul sens est sollicité, l'ouïe, et les seuls facteurs de distraction sont la façon de parler de l'émetteur, les bruits parasites et une activité préoccupante. En entrevue, on doit soigner sa présentation physique, entre autres en souriant, tout autant que sa voix, en articulant correctement, en adoptant un ton posé, grave et ferme et en variant la hauteur et l'intensité. Mais ce n'est pas parce que l'on parle de choses sérieuses qu'il faut avoir l'air sinistre. Mme Deviard insiste aussi sur le soin à apporter à répondre à toutes les questions, à dire toujours la vérité car le mensonge est toujours découvert et a des effets dévastateurs, à compenser toute vérité défavorable par des arguments favorables, à justifier le refus de donner une information, à éviter les questions hypothétiques et à surveiller et relever les affirmations gratuites ou erronées. Elle attache autant d'importance à répondre de façon intelligible en vulgarisant au maximum et en employant des images et des formules qui frappent, et enfin en répondant de façon intelligente en s'en tenant aux faits plutôt qu'aux opinions personnelles et en remplaçant les arguments négatifs par des arguments positifs. |
Interrogatoire et contre-interrogatoire
La preuve par expert
La plaidoirie
Erreurs fréquentes
Construire ses contre-interrogatoires
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