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Volume 30 - numéro 1
15 janvier 1998
ACTUALITÉ JURIDIQUE
Anne-Marie Le Couffe, Hélène Dessureault, Isabelle Gagnon,
Monsieur le bâtonnier,
Nous faisons partie des membres du Barreau qui n'étaient pas au courant de la décision de mettre un terme à l'entente avec Soquij relativement à l'abonnement au RJQ et à l'AJQ.
Sans discuter du bien-fondé de cette décision, nous apprenons avec surprise et déception que le Barreau a choisi de favoriser un autre éditeur dont le produit ne correspond ni à nos besoins, ni à nos moyens.
Nous formons un petit bureau spécialisé en droit de la famille, dans un souci constant de fournir des services de qualité à un coût accessible pour notre clientèle, nous avons toujours pris soin de bien gérer nos dépenses et d'acquérir les outils de travail qui nous permettaient de maintenir la qualité à un niveau élevé, tout en gardant les coûts à un niveau raisonnable.
Ce qui nous est offert dans votre lettre du 15 octobre 1997 nous obligerait à acquérir un nouvel équipement informatique, à payer un accès à Internet qui ne nous est d'aucune utilité dans notre travail quotidien et à encourir des frais de formation, en plus d'assumer des frais d'abonnement substantiellement plus élevés, surtout lorsque nous cesserons de bénéficier de «l'offre spéciale de lancement»; en effet, à la lecture de la documentation, nous présumons que le prix de l'abonnement pourrait éventuellement doubler pour atteindre la somme de 700 $ à 800 $ annuellement.
Un très grand nombre de nos collègues, incluant des avocats et avocates en début de pratique et d'autres plus expérimentés, n'auront tout simplement pas les moyens de s'offrir ce service de luxe, qui nous semble répondre davantage aux préoccupations et besoins de cabinets de plus grande envergure. Nous déplorons qu'aucune alternative ne soit offerte, soit par une entente avec un éditeur offrant un produit sur format papier, soit avec le même éditeur pour le format papier seulement, qui n'est offert qu'en supplément au format électronique.
Pour toutes ces raisons, nous nous voyons dans l'obligation de nous priver de cet outil, rutilant mais beaucoup trop onéreux.
Nous espérons que la présente sera reçue comme une critique constructive des choix du Barreau qui, selon nous, doit agir dans l'intérêt de tous ses membres, y compris les moins «argentés» et ceux dont la pratique amène une clientèle à revenus moyens ou même, modestes.
Anne-Marie Le Couffe,
Hélène Dessureault,
Isabelle Gagnon,
avocates
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