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Serge Francoeur
Au moment où s'achève mon mandat, je souhaite remercier chacun d'entre vous pour l'aide et le soutien apportés.
Je vous laisse le soin d'apprécier si les actions que j'ai conduites au cours de l'année sont celles que je vous avais annoncées, m'étant efforcé de tenir compte de toutes les sensibilités et de marier tradition et modernité.
Les relations internationales de notre Barreau, convaincu qu'elles constituent un domaine appelé au développement, ont été renforcées chaque fois que l'occasion nous en a été donnée. La présence de l'Union internationale des avocats à Montréal, début mai, et l'adhésion du Barreau du Québec à l'Association internationale des avocats de défense, en sont des preuves tangibles.
Les actions de communication vers le grand public et les entreprises ont été intensifiées. Les résultats, entre autres, de notre dernière grande campagne de publicité démontrent que nous avons touché les cibles visées. Quant à la communication interne, je pense que les outils actuels nous permettent d'être efficaces et d'aborder les questions pertinentes.
Prenant en compte non seulement la mission première de l'Ordre, qui est la protection du public, mais aussi les aspects économique et financier de notre profession, nous avons développé plusieurs partenariats importants assurant ainsi une présence du Barreau dans le monde économique.
Nous devons être une profession libérale incontournable ce qui explique notre présence accrue dans tout mouvement ayant une importance financière.
En partant également de l'adage on ne fait pas du bon pain avec de la mauvaise farine, l'École du Barreau, depuis quelques années, s'est transformée de sorte que nos étudiants sont soumis aujourd'hui à une formation complète et difficile, je le conçois, mais de grande qualité.
Au nom du changement, les principaux intervenants du domaine judiciaire, ministère de la Justice / Magistrature / Barreau, ont convenu qu'une réforme de la procédure civile et une simplification de celle-ci s'imposaient. Le ministre de la Justice Serge Ménard a mis en place un groupe de travail ayant comme mandat précis de procéder à l'analyse et à la suggestion des modifications. Je suis persuadé de la qualité des travaux de ce groupe, les bonnes personnes s'y trouvant.
Enfin, le virage technologique est plus qu'engagé. Le chemin que nous avons parcouru depuis deux ans est même étourdissant. Mais il fallait agir, voire forcer la note. C'est chose faite. La vigilance, pour que nous continuons à développer ce domaine, est maintenant requise de façon à ce que l'inertie et le poids des habitudes ne viennent pas remettre en cause ces orientations.
Continuons d'être fiers, cherchons la qualité de nos services; la communauté a besoin de gens prêts à servir, grâce à leurs talents. Nous verrons que cela peut être une belle façon de réussir dans notre profession car les arbres qui sont profondément enracinés au sol portent fruits et résistent au vent et à la tempête. Ils protègent aussi les plus petits, nourrissant leur famille d'un humus qu'ils contribuent à enrichir grâce à la retombée de leurs feuilles.
Nous sommes au milieu du gué.
Meilleurs voeux de succès à tous.
Le bâtonnier du Québec,
Serge Francoeur, c.r.
batonnier@barreau.qc.ca
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