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Congrès du Barreau

La relève qui pousse, et qui pousse fort

François Brodeur, avocat

Vendredi soir. Il est tard, très tard. La seconde journée du congrès a été chargée et ses participants ont commencé à faire la tournée des diverses suites réservées par les barreaux de section, le Barreau du Québec, la Corporation de services et les jeunes barreaux. La suite de ces derniers est difficile à trouver, située qu'elle est à l'autre bout de l'hôtel. Mais parvenu à la porte, impossible de se tromper. Soixante-quinze personnes entassées dans un condo, dont bon nombre chantent en choeur les grands succès de Dalida et de Joe Dassin. C'est le repère des jeunes barreaux et c'est là qu'il a lieu, le vrai party, du moins jusqu'à ce que l'administration de l'hôtel en décide autrement.

Il faut dire que l'édition 1998 du Congrès du Barreau s'est signalée par une participation record des jeunes avocats, dont les représentants formaient près de 20 % du total des inscrits. Me Nathalie Roy, attachée au bâtonnier et jadis très impliquée auprès de l'AJBM est la première à se féliciter de la situation : « Le jeune barreau du Québec s'est réuni à deux reprises pendant le congrès et ça devrait devenir une tradition. Les représentants des jeunes barreaux de Montréal et de Québec sont venus en grand nombre. »

Me Ariane Charbonneau, présidente de l'AJBM, est également très satisfaite de la participation des jeunes avocats. « Ils apportent au congrès beaucoup de dynamisme et peu de sommeil ». Le jeune Barreau de Montréal a toujours tenu son propre congrès. « Le congrès du Barreau du Québec, ça appartient traditionnellement aux vieux, mais un vent de changement souffle », rappelle Me Charbonneau, le sourire aux lèvres.

Samedi soir. Ou plutôt dimanche matin. La suite de la Corporation de service a été squattée par le jeune Barreau en raison des problèmes « d'intendance » qui lui ont fait quitter la sienne. Et ils sont encore là, quelques braves à chanter avec un musicien de Gilles Vigneault.

Ce sont eux qui ont fermé le congrès. Non sans se promettre d'ouvrir le prochain.

 

 
 

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