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Mérite du Barreau

Trois individus, trois histoires...

Guylaine Boucher

Trois membres de la profession juridique se sont vus décernés, le 6 juin dernier dans le cadre du Congrès 1998, le prix du Mérite du Barreau du Québec visant à souligner l'accomplissement d'un haut fait professionnel, la réputation professionnelle d'un individu, son dévouement à la cause du Barreau, son implication dans la défense des intérêts de la justice ou la reconnaissance de son engagement social.

Les personnes honorées sont Me Raymond Clair, Me Claude Champagne, et l'honorable Louis Rochette.

L'honorable Louis Rochette: réputation et implication réunies

L'honorable Louis Rochette.
L'honorable Louis Rochette.

Juge à la Cour supérieure du Québec depuis novembre 1994, l'honorable Louis Rochette a derrière lui une longue carrière de juriste dans les rangs du gouvernement du Québec. Admis au Barreau en mars 1974, il sera par la suite tour à tour, avocat en pratique privée pour une brève période, rédacteur au sein du Groupe de travail sur la responsabilité médicale, puis dès 1975, avocat auprès du ministère de l'Environnement et au Contentieux-Québec du ministère de la Justice.

Des expériences professionnelle doublées d'un engagement certain dans les activités du Barreau du Québec où il sera, en 1987, membre du Comité des avocats de l'administration et de l'entreprise puis, entre 1992 et 1994, président du Comité de la formation professionnelle. Un engagement au sein d'organisme professionnel qui s'étendra, en 1987, à la présidence du Syndicat des avocats et notaires de la Fonction publique puis, beaucoup plus récemment, à une participation comme membre du Bureau de direction de la Conférence des juges des cours supérieures du Québec.

Me Raymond Clair:agir à tous les niveaux

M<sup>e</sup> Raymond Clair.
Me Raymond Clair.

Un profil en soit très différent de ceux des deux autres récipiendaires, tous deux avocats en pratique privée depuis leur sortie du Barreau. C'est le cas notamment pour Me Raymond Clair, d'abord membre du cabinet Duchesne, Clair & Blais dès 1969, puis associé, de 1971 à aujourd'hui, chez Clair, Laplante, Côté, un bureau d'avocats de Drummondville. Oeuvrant principalement en droit des assurances, responsabilité civile, droit matrimonial, droit de la protection du territoire agricole, droit de la construction en matière de vices cachés et expropriation, Raymond Clair s'est largement illustré par sa participation aux activités du Barreau du Québec, tant au niveau local que national.

Ainsi, il sera, à compter de 1972, responsable de la coordination du Service bénévole des praticiens privés à l'assistance judiciaire pour la section Arthabaska du Barreau du Québec, puis progressivement conseiller, trésorier, premier conseiller et bâtonnier de la section. Une section à l'intérieur de laquelle il demeure toujours actif aujourd'hui, y agissant comme membre du Comité des règlements.

Une implication locale à laquelle s'est rapidement greffé un engagement constant au sein des instances nationales, que ce soit à titre de membre du Comité spécial pour la préparation du nouveau tarif en matière juridique, comme membre du Conseil général, membre du Comité de la pratique privée et membre du Comité sur la Charte des droits et libertés ou encore comme partie prenante au travaux du Comité de création de service de médiation en matière familiale et, encore aujourd'hui, à titre de membre du Comité sur l'inspection professionnelle, après en avoir été le président pendant six ans.

Me Claude Champagne: pour une profession ouverte et en progression

M<sup>e</sup> Claude Champagne
Me Claude Champagne

Des engagements multiples aussi présents chez le troisième récipiendaire du Mérite 1998, soit Me Claude Champagne. C'est que, outre sa pratique privée qu'il engagera dès sa sortie du Barreau en 1969 à Montréal et qui est, encore aujourd'hui, principalement axée sur la responsabilité civile délictuelle et contractuelle, le droit du travail, le droit de la famille et le droit disciplinaire, Claude Champagne a aussi pris part aux travaux de nombreux comités, tant du Barreau du Québec que du Barreau de Montréal.

Il sera donc à diverses époques, actif au sein du comité de lecture du concours littéraire du Barreau du Québec, membre du jury du concours littéraire, président du Comité sur la formation permanente du Barreau de Montréal, ainsi que partie prenante à la réflexion du Barreau du Québec sur le tarif de certains honoraires judiciaires des avocats. Et ce, en plus d'avoir oeuvré au sein du Comité de vérification du Barreau du Québec, d'avoir agi à titre
d'arbitre auprès du Comité d'arbitrage des comptes du Barreau du Québec et d'avoir été président du Comité de liaison du Barreau de Montréal avec la Cour supérieure en matière familiale entre 1993 et 1995. De fort nombreuses implications auxquelles se grefferont, entre 1993 et 1995, des participations aux comités du droit de la famille du Barreau du Québec et de l'administration de la justice civile du Barreau de Montréal.

Gouverneur de la Fondation du Barreau du Québec entre 1991 et 1995, il agit toujours aujourd'hui à titre de membre du Comité d'attribution des subventions de la Fondation du Barreau du Québec. Par ailleurs, depuis 1991, le greffe d'arbitrage des comptes d'avocats du Barreau du Québec peut aussi compter sur lui à titre de personne-ressource.

Et ce, sans oublier de nombreuses publications, essentiellement éditées dans la Revue du Barreau, dont il sera membre du Comité de rédaction dès 1980, puis président à partir de 1987.

Trois individus, trois histoires. Trois avocats qui, par leur implication et contribution à la communauté juridique ont vu leur travail reconnu, devant tous leurs pairs.

 

 
 

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