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Le président du conseil d'administration du Fonds d'assurance responsabilité du Barreau du Québec (FARPBQ), M. Paul Brochu, a présenté le bilan des avoirs du Fonds pour la dernière année. Les résultats sont plutôt encourageants. Ainsi, le Fonds affichait en fin d'année un excédent accumulé de
62 400 000 $, en hausse de 13 100 000 $ sur l'exercice précédent et ce, sur des actifs totaux de 100 000 000 $. Aussi, grâce à des marchés exceptionnellement favorables, les revenus de placements de 1997 se sont élevés à 12 400 000 $, en hausse de 4 000 000 $ sur 1996. De plus, bien que le nombre absolu de réclamations présentées soit demeuré relativement stable, l'évolution avantageuse de l'ensemble des réclamations déjà en portefeuille a entraîné une réduction des coûts de 2 000 000 $.
« Comme vous le voyez, votre Fonds a une capitalisation très solide, de dire fièrement M. Brochu. Dans un contexte d'évolution rapide de la pratique du droit, nous jugeons cette capitalisation essentielle pour maintenir, au cours des prochaines années, à 500 $ la prime pour une garantie atteignant maintenant 5 000 000 $ par sinistre. Cette prime et la protection qu'elle vous procure demeurent, de très loin, les plus avantageuses en Amérique du Nord, sinon dans le monde. »
Comment expliquer pareille situation? Selon M. Brochu, ce tableau exceptionnel est en partie le reflet de la compétence et de l'efficacité des avocats dans la pratique de la profession. Il faut y voir également l'influence déterminante des bases établies par le Barreau pour le Fonds en 1988. Ces résultats reflètent aussi la volonté non équivoque des gestionnaires du Fonds de conserver et de faire fructifier les actifs du FARPBQ.
Certains, de questionner M. Brochu, peuvent s'interroger sur la nécessité de maintenir un excédent de l'actif sur le passif aussi important. « Le conseil d'administration du Fonds juge, encore aujourd'hui, qu'il faut relativiser l'importance de l'avoir net en fonction des tendances générales des institutions à la consolidation, et surtout de vos besoins en évolution. Vous conviendrez avec moi que les entreprises saines et solides ne craignent pas de l'être trop. En somme, des marges de manœuvre importantes sont nécessaires pour que votre Fonds d'assurance responsabilité puisse continuer de vous accompagner dans votre recherche des nouveaux marchés, tout en maintenant au plus haut degré, la stabilité que vous exigez du Fonds. » *
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