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La vision privée

Lucie Legault

Me Marc-André Fabien pratique le litige au sein du cabinet Martineau Walker. Il assure par ailleurs la vice-présidence, pour le Canada, de l'Association internationale des jeunes avocats (AIJA). Cette association regroupe 3 000 membres, provenant de 60 pays. Me Fabien affirme que par ses séminaires mensuels, sa revue trimestrielle et son congrès annuel, l'AIJA permet à ses membres de se perfectionner dans divers domaines du droit et de se constituer un réseau de contacts international. L'AIJA s'adresse aux avocats de moins de 45 ans.

M<sup>e</sup> Bernard Cola
Me Bernard Cola

Après quelques années de pratique en solitaire, Me Bernard Colas s'est joint au cabinet Byers Casgrain, où il exerce le droit commercial international. Il explique que ce domaine connaît une croissance fulgurante, due entre autres à l'ouverture des marchés. Me Colas préside par ailleurs la Société de droit international économique (SDIE). Ce regroupement d'avocats offre à ses membres des séminaires de perfectionnement et publie périodiquement deux bulletins d'information.

Voici quelques atouts pour la pratique du droit international, selon Me Colas : détenir une double formation (droit et sciences), être inscrit à plusieurs barreaux, publier un mémoire de maîtrise, étudier à l'étranger, maîtriser plusieurs langues.

Me Jean Carrier pratique le droit de l'environnement au sein du département de droit international du cabinet Stikeman Elliott. Il affirme que les cabinets spécialisés en droit international exportent leur savoir-faire; ils peuvent être appelés à agir comme experts dans des projets de réformes législatives ou de privatisation de sociétés d'État ou encore, dans la négociation de conventions internationales. À titre d'exemple, Me Carrier travaille présentement sur la réforme législative du système minier de la République de Guinée. Il note en terminant que la maîtrise de deux langues et de deux systèmes juridiques procure aux juristes québécois une bonne capacité d'adaptation.

 

 
 

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