ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
Remuer ciel et terre », en grec, anglais et français, telle est la citation d'Euripide gravée sur le mur extérieur de la nouvelle bibliothèque de droit de l'Université McGill, inaugurée le 17 septembre dernier en présence notamment du premier ministre Lucien Bouchard et du lieutenant-gouverneur Lise Thibault. « Compte tenu des années d'efforts qu'il a fallu pour recueillir les fonds nécessaires à la construction de cette bibliothèque, cette phrase nous rappelle ce que l'Université doit faire pour maintenir sa marge d'excellence et sa réputation internationale », de dire Bernard Shapiro, principal de l'Université.
La bibliothèque de droit Nahum Gelbe |
Gênée pendant des décennies par un espace insuffisant alors que l'effectif étu-diant augmentait de 50 % et que les études juridiques explosaient, l'ancienne bibliothèque de droit était tenue pour l'une des pires au Canada. Aujourd'hui, grâce à plus de 300 donateurs, la bibliothèque de droit de l'Université McGill, nommée en l'honneur de Nahum Gelber, bienfaiteur et diplômé de l'Université McGill, accueille ses nouveaux usagers dans un milieu radicalement différent visant à jeter un pont entre le passé et l'avenir. Dessinée par l'architecte québécois Dan Hanganu, la bibliothèque, qui aura coûté 11,5 millions $ est littéralement plongée dans l'espace cybernétique avec ses 350 postes de travail reliés à un ordinateur portatif ou à Internet. Reliée par un atrium futuriste à l'ancien pavillon Chancellor Day, rue Peel, c'est
« une boîte, une simple
boîte », aux dires de l'architecte, conçue pour révéler sa beauté intérieure et le sérieux de son but « qui est que les gens viennent y lire, s'y instruire et s'y épanouir ».
Pour le doyen de la faculté, Stephen Toope, la bibliothèque est toutefois beaucoup plus qu'une simple boîte : il s'agit plutôt d'un véritable catalyseur pour la faculté qui célèbre, en 1998-1999, son 150e anniversaire. Et l'implantation du nouveau programme de la faculté maintiendra l'élan dès cette année, de dire le doyen : « Les remaniements récents apportés à notre programme sont draconiens mais ils reposent sur de nombreuses consultations et, à mon sens, ils témoignent d'un immense courage et d'une grande créativité. Les étudiants auront un plus grand choix et les deux grands systèmes juridiques du monde occidental, la common law et le droit civil, s'éclaireront l'un l'autre, presque dans un dialogue, dès la première année d'études. »
© Barreau du Québec 1996-2012