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La course aux REER est commencée

La retraite? Bof!

Corporation des services aux membres

Tendance à tout remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser. » C'est ainsi que le Nouveau Petit Robert définit la procrastination, une fâcheuse inclination qui caractérise bon nombre de personnes lorsque vient le temps d'aborder la délicate question de la retraite. «La retraite? Bof! C'est encore bien loin et j'ai tellement d'autres préoccupations plus importantes!» est sans doute le commentaire le plus couramment entendu par les experts en planification financière qui tentent de sensibiliser les gens à l'importance de contribuer le plus tôt possible à un régime enregistré d'épargne-retraite (REER). «Un REER? J'en ai déjà un et j'en ai suffisamment entendu parler!» est sans doute la réplique la plus régulièrement servie par ceux et celles qui font partie des publics cibles des campagnes de sollicitation lancées dans les médias imprimés et électroniques, alors que l'année 1997 était à peine terminée, et le Nouvel an 1998 à peine amorcé. Si vous êtes de ceux et celles dont le degré de tolérance aux «campagnes REER» est sur le point d'égaler celui de l'État face à l'alcool au volant, dites-vous que toutes ces publicités ont leur raison d'être: elles s'adressent aux gens qui pratiquent la procrastination, c'est-à-dire ceux et celles qui effectueront bientôt une cotisation tardive à leur REER (afin de la déduire dans leurs déclarations de revenus pour 1997). Cette nouvelle dépense d'argent aurait cependant pu être évitée si les personnes concernées avaient privilégié des cotisations mensuelles et suivi ce précieux conseil réitéré sans cesse par les experts: pour accumuler un capital qui permettra de continuer à jouir de la vie pendant toute sa retraite, il est impérieux de cotiser au maximum le plus tôt possible, dans la vie et dans l'année. Ceux et celles qui doutent de l'opportunité de cet avis ont tout intérêt à jeter un coup d'oeil sur le tableau ci-dessus.

Cotisation annuelle de 10 000 $ verséeen fin d'année

Cotisation annuelle de 833,33 $ verséeau début de chaquemois

Avantage de lacotisation mensuellepar rapport à lacotisation annuelle

Rendement annuel Année(s)

13 %

13 %

1

10 000 $

10 691 $

691 $

5

64 803 $

69 280 $

4 478 $

10

184 197 $

196 25 $

12 728 $

15

404 175 $

432 102 $

27 28 $

20

809 468 $

865 401 $

55 33 $

25

1 556 196 $

1 663 725 $

107 530 $

30

2 31 92 $

3 134 587 $

202 594 $

 

À la lumière des chiffres contenus dans ce tableau, une conclusion s'impose: la procrastination coûte cher, car elle fait perdre les rendements très intéressants que procurent, à long terme, des intérêts composés à l'abri de l'impôt. Les cotisations annuelles à un REER effectuées en début d'année rapportent de l'intérêt pendant une année supplémentaire; ainsi, en évitant de remettre la cotisation à la date limite, on y accumule une somme d'argent beaucoup plus élevée. «Un REER, c'est bien beau, mais je n'ai pas les moyens d'y contribuer. De toute façon, il y aura toujours les régimes de retraite publics!». Cette réaction très répandue fait fi d'une réalité préoccupante: les caisses de retraite publiques sont dans un piètre état et les gouvernements seront probablement obligés d'adopter des mesures draconiennes (par exemple, relever l'âge de la retraite à 67 ans) pour remédier à cette situation. De plus, avec une dette de près de 638 milliards de dollars que les gouvernements du Canada et du Québec doivent financer à très fort prix, l'atteinte de déficits zéro ne diminuera d'aucune façon la pression sur les finances publiques. Cette pression demeure suffisamment forte pour craindre l'adoption éventuelle de mesures réduisant les avantages actuels des REER. Il est donc hasardeux de compter sur l'État pour planifier une retraite confortable et sereine. À moins d'être parmi les 51 % de Québécois qui, dans un récent sondage, ont avoué se soucier peu d'avoir suffisamment d'argent à l'avenir, toute personne désirant continuer à jouir de la vie après sa retraite a intérêt à méditer avec profit cette leçon de sagesse: sécurité bien assurée ne dépend que de soi-même. Pour planifier adéquatement leur retraite, les avocats du Québec disposent d'un outil privilégié: le REER du Barreau du Québec. Conçu en tenant compte de leurs besoins spécifiques, cet outil a les qualités essentielles recherchées par les professionnels du droit, soit un rendement élevé et la sécurité du capital investi. De plus, il permet d'atténuer certains inconvénients comme le risque, la volatilité et le temps nécessaire à son administration. Dans un second article, nous verrons pourquoi le REER du Barreau du Québec s'avère plus que jamais le mode de placement par excellence pour les avocats du Québec, leurs employés et les membres de leur famille.

 

 
 

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