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Le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme suscite la tenue de nombreux événements à travers le monde, et le Québec n'y fait pas exception. Pour cette occasion plusieurs institutions et organismes se sont regroupés pour promouvoir la tenue d'activités diverses. Et l'une de ces coalitions a été formée dans le but précis de tenir un Congrès mondial sur la Déclaration universelle les 7, 8 et 9 décembre au siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale à Montréal1. Elle regroupe, entre autres participants, le Barreau du Québec, les facultés de droit des universités québécoises et la section canadienne de l'Association internationale des juristes. La Ligue des droits et libertés chapeaute quant à elle une autre coalition d'organismes et elle coordonne tout au long de l'automne plusieurs activités, dont des campagnes de sensibilisation à la Déclaration universelle, des actions de soutien aux défenseurs des droits et des activités culturelles.
Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle est le premier texte international à avoir énoncé des droits inviolables et inaliénables dont devrait jouir l'humanité entière2. Les droits consacrés par son préambule et ses trente articles constituent un « idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ». En principe, tous les pays membres des Nations unies sont liés par ce texte qui fait maintenant partie du droit international coutumier.
Le juriste français René Cassin et le juriste canadien John P. Humphrey sont considérés comme les principaux rédacteurs de la Déclaration universelle. Son texte est toutefois le fruit d'un travail collectif auquel ont aussi participé Mme Eleanor Roosevelt, le professeur chinois P. C. Chang, l'avocat chilien Hernan Santa Cruz, le philosophe libanais Charles Malik et le juriste belge Fernand Dehousse.
L'idéal que propose la Déclaration universelle demeure toujours d'actualité. C'est pourquoi la pertinence de son contenu se doit d'être rappelée. En 1948, les valeurs prédominantes étaient l'individualisme, la sécularité et le nationalisme. En 1998, le monde est davantage préoccupé par la dichotomie existant entre les droits collectifs et les droits individuels, par l'opposition entre les allégeances religieuses et les engagements séculiers, et par la globalisation des droits plutôt que par les intérêts nationaux. Mais il demeure que partout sur la planète les droits de la personne se trouvent encore bafoués et l'on est encore frappé par l'horreur, la barbarie et le génocide.
À propos du Congrès
mondial de Montréal
Pour M. Charles B. Laliberté, l'un des membres de l'équipe de coordination de l'événement au département des sciences juridiques de l'UQAM, la tenue du Congrès mondial à Montréal est une occasion de saluer la participation active du regretté Montréalais John P. Humphrey à la rédaction du texte de la Déclaration universelle. On se souviendra que le professeur Humphrey a enseigné le droit pendant plusieurs années à la faculté de droit de l'Université McGill. De plus, pour M. Laliberté, « le congrès est un événement majeur pour les Québécois qui sont depuis toujours des ardents défenseurs des droits de l'Homme ».
1 Voir le site Internet
2 Voir le texte « Questions-réponses pour un cinquantenaire » de la Ligue des droits et libertés, ISBN 2-920549-05-7, 09/98
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