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Congrès du Barreau 1998

Pour mesurer l'avenir à l'aune du présent

François-Daniel Brodeur, avocat

S'il ne devait y avoir qu'un seul mot pour décrire l'édition 1998 du congrès du Barreau, ce mot serait sans doute perspectives. Oui, oui, au pluriel. Le droit bouge, les marchés s'ouvrent, les professions se décloisonnent, la technologie nous libère, du moins en théorie. Ça fait beaucoup de chose à considérer les unes en rapport avec les autres, peut-être trop pour qui doit relever, chaque jour, les défis que pose la pratique du droit. De retour à Charlevoix, le congrès annuel promet d'être une occasion unique de faire le point sur les enjeux, petits et grands, de la pratique du droit. On ne se plaindra pas si, en plus, le cadre est enchanteur et la table, excellente.

De Singapour...

Il y a deux ans, le Comité sur l'avenir de la profession a analysé les grands bouleversements en cours. Ses membres ont proposé plusieurs scénarios, du plus conservateur au plus avant-gardiste. Ils ont aussi tiré une conclusion: la place de l'avocat dans la vie économique et sociale devient de plus en plus tributaire de ses dons comme entrepreneur, comme innovateur et comme gestionnaire. Ce que le comité a proposé dans le scénario Singapour, c'était précisément d'aller au-devant des besoins d'une nouvelle clientèle, d'exploiter pleinement les ressources humaines et technologiques et de demeurer constamment en état d'adaptation. Le Conseil général du Barreau a entériné Singapour et le congrès de 1997, celui du Mont-Tremblant, a pris acte des conclusions du comité et accueilli, en la personne du bâtonnier Serge Francoeur, un promoteur convaincu de la nécessité de moderniser la profession.

Le président du Congrès 1998, M<sup>e</sup> Denis Saulnier.
Le président du Congrès 1998, Me Denis Saulnier.

Un an et un bâtonnat plus tard, les avocats québécois ont presque oublié que Singapour, c'est d'abord le nom d'une ville au sud de la péninsule malaise et dont l'économie est particulièrement malléable. C'est devenu l'incantation des plus enthousiastes, et une vague malédiction pour les plus réfractaires.

... à La Malbaie

C'est précisément ces perspectives des changements en cours qui ont intéressé les membres du comité organisateur du congrès et son président, Me Denis Saulnier: «Nous voulions que le congrès soit à l'image du bâtonnat de Me Francoeur».

Sans revenir sur les principes adoptés, Me Saulnier pense qu'il est grand temps de regarder le chemin parcouru et celui qui demeure à faire, question de mettre en commun la perception que chacun nourrit de la profession. On ira même plus loin en consacrant la traditionnelle plénière d'ouverture à la confiance ou à la méfiance du public envers le système de justice.

L'objectif demeure de faire le point ensemble et de confirmer le cap à suivre. La boussole représentée sur l'affiche du congrès vient justement rappeler cette démarche d'orientation. Il y a des caps que l'on peut franchir et d'autres qu'on doit garder. Les premiers jalonnent nos souvenirs; les seconds éclairent nos espoirs. Savoir les distinguer peut faire toute la différence entre briser sa barque sur un écueil et découvrir l'Amérique.

Ce droit qui bouge

Les différents ateliers de formation seront, eux aussi, riches de perspectives. Leurs différents animateurs ont, comme à l'accoutumée, veillé à faire la synthèse de ce qui évolue dans les différentes sphères du droit. Encore là, il s'agit d'une occasion unique de mettre en commun des idées et des façons de faire.

Enfin, un congrès à La Malbaie, c'est aussi la perspective de joindre l'utile à l'agréable. Ceux qui étaient présents lors du congrès de 1990 seront les premiers à dire que l'hospitalité de gens de Charlevoix, la richesse de ses paysages et les activités offertes ne sont pas du genre à décevoir le visiteur. Comme, en plus, les organisateurs du congrès ont mis les bouchées doubles, la fin de semaine du 4 au 6 juin promet d'être mémorable. Qu'on en juge, le programme comporte déjà un tournoi de golf (on cherche encore un nom pour cette classique), des visites de galeries d'art, un récital de Gilles Vigneault...

Les premiers seront... les premiers

S'il faut retenir la leçon du congrès de 1990, également tenu au Manoir Richelieu, la grande rencontre annuelle du Barreau est appelée à faire salle comble. Cela signifie notamment que le Manoir Richelieu ne pourra suffire à loger tous les participants.

Beau problème en réalité, qui aura pour heureuse conséquence de permettre la découverte d'autres auberges et hotelleries. À cet égard, l'organisation du congrès et l'Association touristique régionale de Charlevoix ont déjà ciblé 11 établissements, en plus du Manoir Richelieu lui-même, pour héberger les avocats qui envahiront La Malbaie. Tous sont situés à moins de dix kilomètres du Manoir. Ils offrent aussi la possibilité d'un hébergement modulé en fonction de la situation financière de chacun, le tarif de la nuitée variant de 50 $ à 145 $.

Les chances d'obtenir la chambre et l'hôtel de son choix vont malheureusement diminuer avec le temps. On ne saurait donc trop recommander aux participants de réserver rapidement leur gîte. On peut le faire en utilisant le formulaire d'hébergement du congrès, publié dans la présente édition du Journal du Barreau, en page 18. Les premiers seront... les premiers.

 

 
 

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