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Enquête économique auprès des membres du Barreau

Formation, informatique et inscription...

Lise I. Beaudoin, avocate

NDLR - Le dernier sondage général commandé par le Barreau du Québec sur la situation économique de ses membres pendant l'année 1998 visait entre autres à assurer le suivi de l'évolution de la profession et à établir un lien entre le vécu dans le marché des services juridiques au Québec et l'adoption, en 1995, du scénario Singapour par le Barreau.

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Le rapport de la firme conseil Marcon porte sur quatre aspects, dont le portrait socio-démographique de la profession, qui fut exposé dans le numéro précédent du Journal du Barreau (Volume 31, numéro 9, page 5). Il offre ensuite les caractéristiques principales de la pratique du droit dans la province (formation, expérience et absences des avocats, environnement de travail, revenus, types de pratique, localisation des services), un examen des déterminants des revenus de travail et une description des profils de pratique, incluant des prévisions pour l'an 2000.

Formation permanente au Barreau

La moitié des répondants affirment avoir suivi des cours du Service de la formation permanente du Barreau depuis janvier 1995. Parmi eux, 42,9 % ont suivi un ou deux cours, plus du tiers (37,1 %) ont suivi de trois à cinq cours, 15,3 % de six à dix cours, et enfin, 4,7 % plus de onze cours.

Parmi les répondants qui n'ont pas suivi les cours offerts par le Barreau (49,2 %), un tiers d'entre eux affirment avoir trouvé la formation recherchée ailleurs alors qu'un quart estiment que la formation du Barreau ne touche pas leurs activités professionnelles, tandis que 22,7 % invoquent un manque de temps.

Pour certains répondants (14,4 %), les activités de formation offertes par le Barreau sont trop chères alors que pour d'autres (4,9 %) c'est l'éloignement géographique qui les empêche de se présenter à ces activités. Il est par ailleurs intéressant de constater que moins de 1 % des répondants invoquent la qualité de la formation ou la compétence des formateurs comme motif pour ne pas s'inscrire à la formation offerte par le Barreau.

Le sondage révèle en outre que la formation permanente reçue au Barreau est surtout le fait des avocats de la pratique privée, les autres (cadres, contentieux, gouvernement) suivant principalement des activités de formation à l'extérieur. Et dans ce dernier groupe, ce sont les avocats travaillant au gouvernement qui ont la plus forte tendance à trouver des activités de formation permanente ailleurs qu'au Barreau du Québec.

Par ailleurs, les avocats admis au Barreau avant 1969 sont peu attirés par la formation permanente du Barreau, alors que ceux admis dans les années quatre-vingt font preuve du contraire. Par revenu moyen d'emploi, le groupe d'avocats gagnant entre 25 000 $ et 50 000 $ est celui qui est, en termes relatifs, le plus présent aux activités du Service de la formation permanente.

En combinant les résultats de la formation permanente globale, 81,1 % des répondants déclarent avoir suivi au moins une activité de formation au Barreau ou ailleurs depuis le 1er janvier 1995, ce qui laisse un 18,9 % d'avocats qui n'ont suivi aucune activité de formation permanente depuis quatre ans et demi.

Par ailleurs, un peu plus du tiers (35,3 %) des sondés ont suivi des activités de formation à la fois au Barreau et ailleurs; 30 % se sont inscrits à des activités de formation du Barreau tandis que 15,1 % l'ont fait uniquement à l'extérieur du Barreau.

Nouvelles technologies

L'environnement de travail des avocats s'est modifié avec l'apport des nouvelles technologies de l'informa-
tion et des communications (NTIC). Or, l'enquête a voulu vérifier l'utilisation faite par les avocats des NTIC (et non par d'autres personnes) dans leur milieu de travail. Le tableau ci-dessous présente la fréquence d'utilisation, par les avocats, de certains outils informatiques, notamment du courrier électronique (courriel), de la recherche juridique informatisée (Soquij et REBJ) et de la recherche sur Internet.

Il est frappant de constater que le courriel est utilisé au moins une fois par jour par près de la moitié (45,6 %) des avocats. À l'opposé, 33,1 % ne l'utilisent jamais.

Et si l'utilisation mensuelle des outils de recherche (Soquij et REBJ) représente 28,8 % et 20,4 % des avocats, plus de la moitié des avocats n'utilisent jamais ces services.

Le sondage révèle par ailleurs que, en termes relatifs, l'utilisation intensive du courriel est plus forte chez les avocats en dehors de la pratique privée (cadres, gouvernement, contentieux). Toujours en termes relatifs, les avocats du Grand Montréal sont les plus grands utilisateurs quotidiens du courriel.

Depuis 1980...

Fait significatif, la moitié des avocats ont été admis au Barreau du Québec depuis 1980. Les décennies 70 et 80 représentent à elles seules les années d'admission de près de 60 % des membres.

La très vaste majorité des avocats (93,6 %) ont été membres du Barreau sans interruption depuis leur année d'admission. Et chez ceux qui se sont absentés, les raisons principales de la dernière interruption sont entre autres le retour aux études (16,2 %), la faillite (12,5 %), les responsabilités familiales (7,6 %), la recherche d'emploi (7,1 %), les frais d'adhésion (5,4 %), le passage à la magistrature (4,7 %), la radiation du Tableau de l'Ordre et les activités politiques (3,7 % dans chaque cas), la maladie (1,7 %) et le congé sabbatique (1,5 %).

Les raisons se rapportant à la faillite, à la recherche d'un emploi ou aux frais d'adhésion confirment des difficultés économiques particulières et touchent 25 % de ceux qui ont interrompu leur adhésion au Tableau de l'Ordre.

 

 
 

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