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NDLR - Au terme du neuvième concours annuel de rédaction juridique à l'intention des étudiants des niveaux primaire et secondaire de l'île de Montréal, le Barreau de Montréal et la Centrale de l'enseignement du Québec ont fait connaître le nom des vainqueurs lors d'une cérémonie tenue au Complexe Desjardins dans le cadre de la Semaine du Barreau de Montréal, qui avait lieu du 13 au 16 avril dernier. Les gagnants ont alors fait la lecture de leurs textes au public. Le thème choisi cette année était «C'est votre tour...» dont le but était d'engager une réflexion sur l'amélioration que peuvent apporter les lois à la société.
Ainsi, à l'approche de l'an 2000, les organisateurs ont demandé aux étudiants d'imaginer qu'ils soient eux-mêmes le législateur et de choisir deux lois qu'ils aimeraient promulguer afin que les citoyens vivent dans un monde meilleur au XXIe siècle. En rédigeant leurs textes, les étudiants étaient invités à réfléchir aux problèmes ou situations que les lois choisies viseraient à améliorer ou à modifier, à la différence que ces lois accompliraient et aux moyens nécessaires pour en assurer le respect (information, sanctions).
Les règlements
Cette neuvième édition s'adressait à trois groupes pour chacun des secteurs francophone et anglophone, soit aux élèves du deuxième cycle primaire, ceux du premier cycle secondaire et ceux du deuxième cycle secondaire. Un gagnant a été choisi dans chacun de ces secteurs.
Les élèves participants devaient rédiger un texte d'au plus deux pages et le faire parvenir au Barreau de Montréal au plus tard le 26 mars 1999. C'est un jury formé de membres du Barreau de Montréal qui a sélectionné les gagnants. La fidélité au thème, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe, le vocabulaire, l'analyse personnelle et l'originalité étaient les principaux critères évalués. Nous vous présentons, dans un premier temps, trois des six textes primés en avril dernier. Les rédactions des autres gagnants du concours seront présentées dans le prochain numéro du Journal du Barreau.
De gauche à droite : Me Catherine Pilon, Michèle Martin, M. Jacques L'Heureux, Julia Barette, M. Alain Pellisier (secrétaire-trésorier de la CEQ), Charles Gauvin, Me Ronald Montcalm, c.r., Halina Bruce, Me Bernard Larocque, Sophie Zoé Dorais, Me Béatrice Arronis, Matthew Shuster et Me Helena Lamed |
Michèle Martin,
12 ans,
Collège Sainte-Marcelline
L'an 2000 approche à grands pas et la fonction de législateur devient de plus en plus ardue. Afin de vivre dans un monde meilleur au XXIe siècle, on doit imposer des lois qui viseront à améliorer ou à modifier des problèmes particuliers et qui se feront respectées...
Mon inquiétude principale touche les enfants: les enfants pauvres, les enfants abandonnés, les enfants malades, les enfants violents. J'aimerais que ces derniers puissent sourire, et peut-être même oublier leur situation pendant une fraction de seconde, si cela s'avère possible. Mon idée se résume à aider ces enfants en vue du prochain millénaire, c'est-à-dire à fonder des organismes fiables, et à leur remettre une certaine somme d'argent à intervalles réguliers. Même un petit montant, qui ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan pourrait modifier plusieurs choses car, comme l'a si bien dit Mère Térésa, si notre goutte n'était pas là, elle manquerait à l'océan. Cette loi consisterait, à partir des impôts, à verser une plus grande contribution aux enfants, familles et pays qui sont dans le besoin. De cette façon, nous apporterions une aide financière considérable à la lutte contre la pauvreté et aux organismes de recherche sur les maladies infantiles. Ce nouveau règlement connaîtrait sûrement beaucoup de respect car je crois que la plupart des gens chercheront à mener une vie meilleure au XXIe siècle et à fonder un monde de paix, de justice et de partage. En aidant ces enfants, nous avançons d'un grand pas vers l'avenir.
« La cigarette cause le cancer » ou encore « La cigarette cause des maladies pulmonaires mortelles »; voici des phrases que l'on retrouve sur la majorité des paquets de cigarettes. En effet, cette drogue constitue une de mes grandes préoccupations pour l'an 2000. La difficulté primordiale est de cesser de fumer car le tabac évoque une dépendance si intense que le fumeur éprouve continuellement le besoin de consommer sa dose de nicotine. Ma seconde règle se base donc sur les propos suivants: « La cigarette n'est pas tolérée dans les lieux publics ». Que ce soient dans les restaurants, écoles, bars, centres commerciaux ou parcs d'amusement, la cigarette serait strictement interdite. De plus, la publicité de vente de cigarettes serait considérée illégale car elle incite les gens à fumer. Les citoyens non conformes aux règlements se verront dans l'obligation de payer une amende importante...
En résumé, les enfants et le tabac sont mes deux priorités pour l'an 2000. Je pense sincèrement que si chacun de nous respectait ces deux lois, nous contribuerions à améliorer ces situations et à construire un monde meilleur.
Charles Gauvin,
sixième année,
École Lalande
En tant que législateur, moi, Charles Gauvin, élève de sixième année, aimerais imposer les lois suivantes.
En premier lieu, j'accorderais le droit de vote aux jeunes gens, âgés entre douze et 18 ans. Cette nouvelle loi aurait pour but de permettre aux adolescents de participer aux décisions concernant leur avenir. De cette façon démocratique, un plus grand nombre de nouveaux électeurs pourraient émettre leurs opinions, qu'elles soient positives ou non.
Cette loi, aussi simple puisse-t-elle paraître, apporterait aux adolescents beaucoup de privilèges et de nouvelles responsabilités, ce qui ferait de nous des personnes plus autonomes. De plus, une plus grande partie de la population serait consultée et aurait la chance de s'exprimer.
Pour informer le peuple de ce nouvel acte politique, des pancartes de sensibilisation et d'information seraient placées dans les endroits publics.
Nos écoles seraient visitées plus fréquemment par nos politiciens. Toute personne ne respectant pas cette nouvelle loi serait soumise à une semaine intensive de travaux communautaires.
En deuxième lieu, j'imposerais l'obligation de respecter l'environnement. Il serait strictement interdit de polluer l'air, l'eau ou le sol en y jetant des déchets de toutes sortes. Voici donc une façon simple, efficace et économique de préserver aussi bien la faune que le milieu où nous vivons. Sans cette loi, qui sait ce que nous réservent l'avenir et le bien-être de notre planète? Savoir respecter notre milieu, c'est savoir respecter son voisin et soi-même. Et puis, avec un environnement propre et sain, nous pourrions nous sentir mieux dans notre peau et notre tête. Pour faire respecter cette nouvelle législation qui défend une ressource inestimable, la population serait avisée qu'une amende pouvant dépasser 6 000 $ serait mise en vigueur. Mais il ne suffit pas seulement de s'engager dans le nettoyage de notre si précieux environnement, il faut aussi savoir l'aimer, le respecter, le comprendre et l'encourager à subsister.
Surtout, ne l'oubliez pas, « avoir un environnement sain, c'est avoir un corps et un esprit sains ». Sur ces mots, je termine en disant que je suis certain que ces deux lois aideraient une vaste majorité de la population et seraient très appréciées.
Halina Bruce,
11 ans,
The Priory School
If kids ruled the world, they would make it a better place to live in. I really believe that my 2 laws would improve the lives of many people. They would bring families together and prevent car accidents. How many times have you as a child sat at home on weekends waiting for your mom or dad to come home? Or how many times have you heard of a car accident caused by cellular phones? My laws would prevent such things from ever happening again.
Law number 1: Parents who work from Mondays to Fridays should not be forced to work on weekends. This would enable parents and kids to spend more time together as a family. Parents could form a relationship with their children and with each other. Family outings involve weekends that some parents just don't have! Kids would not be left with babysitters for whole days. Parents could share the responsibility of caring for their children equally and it would make life much easier. Anyone who is forced to come in to work on a Saturday or a Sunday, when he or she has worked the whole rest of the week, can phone a hot line, which will be open 24 hours a day, 7 days a week. Then boss will then be fined 1,000 dollars.
Law number 2: Driving while talking on a cellular phone will be made illegal! Doing two activities such as driving and talking on the phone at the same time, cuts off your awareness of what is going on around you. Suppose you are driving alone in your car absorbed in your conversation and you do not notice a deer standing by the side of the road. The deer then proceeds to walk out into the middle of the highway. You realise too late and slamdown on the brakes with all your strength. The cars behind you form a major pileup and you are the cause of it. This is only one example of an accident caused by cellular phones. Anyone caught talking on a cell phone while driving will be given a ticket for 200 dollars.
It would be lovely to see families that are not torn apart or not hear about another car accident. The amount of accidents and divorces would go down if my two laws existed.
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