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Sur grand écran, les options s'offrant aux avocats en matière de solutions informatiques défilent les unes après les autres. Des logiciels de reconnaissance de la voix au simple courriel électronique, en passant par les diverses bases de données existantes sur cédérom, l'atelier sur le rôle que peut jouer l'informatique dans la pratique du droit a retenu l'attention de multiples congressistes.
D'entrée de jeu, les conférenciers Me Gilles Charpentier et Me Frédéric Sylvestre ont positionné l'informatique comme la voie de l'avenir pour les avocats. |
Concrètement, présenté sous forme interactive, l'atelier a abordé l'apport de l'informatique sous quatre aspects, soit le logiciel de reconnaissance vocale Dragon Naturally Speaking, le Répertoire électronique de jurisprudence du Barreau du Québec (REJB), la base de données sur cédérom relative aux jugements survenus dans les diverses cours municipales du Québec et Internet.
D'entrée de jeu, les animateurs de l'atelier, Me Gilles Charpentier et Me Frédéric Sylvestre ont positionné l'informatique comme la voie de l'avenir pour les avocats. « Comme avocat, explique Frédéric Sylvestre, nous nous devons plus que jamais d'être concurrentiels. En ce sens, en nous faisant sauver temps et argent, l'informatique est non seulement utile, mais elle nous permet aussi d'être réellement efficaces et de se positionner favorablement. »
Il existe sur le marché différents produits permettant la reconnaissance vocale. Pour les fins de l'atelier, les animateurs ont choisi de faire une présentation à partir du plus récent d'entre eux, soit le produit de la firme Dragon Naturally Speaking. Exposant les bienfaits de la reconnaissance vocale, dont « l'allégement de la production qui peut parfois être extrêmement coûteuse », Me Sylvestre a expliqué, par voie de démonstration, les différentes caractéristiques du produit présenté. Dictant le texte à l'ordinateur qui le reproduisait simultanément sur grand écran, l'avocat a ainsi mis en lumière les forces et faiblesses d'un tel système, dont la capacité à suivre un débit accéléré et la difficulté à discerner certains mots pouvant prêter à confusion.
Mettant en garde les congressistes présents contre le fait de vouloir utiliser la reconnaissance vocale à toutes les sauces, Me Sylvestre a de plus mentionné à maintes reprises le fait que l'utilisation de tels logiciels nécessite « temps, patience et formation. »
L'atelier a ensuite été l'occasion pour les participants présents de découvrir les bienfaits de l'utilisation des bases de données sur cédérom. Avec pour instrument le cédérom du Bulletin de jurisprudence des cours municipales du Québec, Me Gilles Charpentier a démontré jusqu'où pouvait aller les instruments de recherche électroniques. « Recherche par mots clés, par titre, par nom de juges... tout est possible et permet de réduire considérablement l'utilisation du papier dans l'exercice quotidien », a affirmé Me Charpentier.
Un premier exemple des diverses possibilités que peut représenter la recherche informatisée qui s'est poursuivi avec la présentation du Répertoire électronique de jurisprudence du Barreau du Québec (REBJ). Mieux connu dans le monde juridique de par les multiples présentations dont il a bénéficié, la démonstration réalisée autour du REJB a tout de même permis de revoir les diverses composantes du répertoire, ses possibilités et avantages de fonctionnement.
Enfin, les animateurs ont consacré la dernière partie de leur présentation à Internet. Tout le monde en parle, pour certains il est devenu une véritable religion, pour d'autres son étendue demeure menaçante. Essentiellement destinée à ces derniers, la présentation visait à démystifier le réseau Internet, illustrer la source incroyable d'informations qu'il représente et surtout l'impact que son utilisation peut avoir sur la pratique quotidienne des avocats.
Expliquant brièvement les modes d'accès Internet, Me Gilles Charpentier a également rapidement fait le tour des divers sites d'intérêt juridiques ayant déjà pris racine sur l'autoroute de l'information, que ce soit celui du Barreau du Québec, des différents barreaux de section, de la magistrature ou des organismes partenaires, comme le ministère de la Justice et la Chambre des notaires.
Finalement, la dernière partie de l'atelier a été consacrée au courriel et à son utilité quotidienne, notamment pour les transferts de dossier et l'économie de temps qui peut en découler. De quoi affirmer, selon Me Sylvestre, « que le courrier électronique est d'ores et déjà un outil incontournable. »
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