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Il existe en démocratie un vieux principe immuable qui veut que les pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - soient séparés sauf, bien entendu, lors de circonstances vraiment exceptionnelles... comme ce fut le cas le 14 octobre dernier à Sainte-Foy. En effet, l'occasion était spéciale puisque s'y déroulait en soirée à l'Hôtel de Ville l'assermentation de l'honorable Gilles Charest comme premier juge en chef des cours municipales du Québec.
L'honorable juge en chef Gilles Charest en train de signer son serment d'office, à ses côtés l'honorable juge en chef associé Rémi Bouchard; suivent dans l'ordre habituel, l'honorable Robert Diamond, président de la Conférence des juges municipaux du Québec, les honorables juges Claude Fortin et Pierre Bouchard; complètement à l'arrière les honorables Jean-Pierre Gignac, Bruno Thémens, Louis-Marie Vachon et la bâtonnière de Québec, Me Odette Lacroix |
Véritable cérémonie protocolaire à laquelle étaient conviés plusieurs membres du ministère de la Justice, du conseil municipal de Sainte-Foy et de la Conférence des juges municipaux du Québec. Présence remarquée du sous-ministre de la Justice, Me Michel Bouchard, du coordonnateur à la sélection des juges, Me Pierre Legendre, de l'ancien ministre de la Justice, Paul Bégin, sans oublier le président de la Conférence des juges municipaux du Québec, l'honorable Robert Diamond, les honorables juges René Letarte de la Cour supérieure et Rémi Bouchard, juge en chef associé, de la Cour du Québec, qui assermenta le nouveau juge en chef. Assistent également à cette cérémonie unique l'épouse, Lise Saint-Pierre, et les enfants, Christian et Anik, de notre juge en chef.
Les allocutions ont été brèves. Le ministre de la Justice [lors de l'assermentation], Serge Ménard, a félicité le nouveau juge en chef et l'a remercié d'avoir accepté ce nouveau défi. Le ministre a profité de l'occasion pour remercier la ville de Sainte-Foy qui a accepté de mettre des locaux à la disposition du nouveau juge chef.
Au-delà des commentaires habituels en pareilles circonstances, le juge en chef Gilles Charest s'est dit prêt à relever ce nouveau défi, personne ne doutant qu'il ne saurait être à la hauteur de la situation. La mairesse de Sainte-Foy, Mme Andrée Boucher, s'est pour sa part dit très contente, voire satisfaite, que le juge en titre de sa ville ait été choisi comme juge en chef des cours municipales du Québec. Ses propos, empreints de fierté, décrivent à peine l'immense joie qu'elle a pu ressentir. Quant au juge en chef associé de la Cour du Québec, l'honorable Rémi Bouchard, il a souligné cette solide expertise qu'a su développer l'honorable Gilles Charest au cours des ans comme juge municipal, membre de la Conférence des juges municipaux du Québec, expertise qui lui sera nécessaire à l'exercice des fonctions que la loi lui confie. En effet, de dire le juge Bouchard, de par ses fonctions de juge en chef et au-delà des tâches purement administratives, il devra être un motivateur et un guide pour ses collègues. Avec eux, il devra préserver et préciser les valeurs qui animent la magistrature, tout en y suscitant l'adhésion : devant non seulement les faire partager mais également les faire connaître. Voilà le défi majeur d'un juge en chef à l'aube de l'an 2000.
Après cette cérémonie, à la fois simple et solennelle, une réception a suivi à l'Hôtel de Ville de Sainte-Foy, l'un des plus modernes qui existe.
* Richard Alary est juge à la Cour municipale de Longueuil.
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