ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
Dans l'édition du 15 septembre, j'écrivais dans ces lignes que le sauvetage du Réseau présentait un défi de taille commandant des solutions innovatrices. Voilà ce qui se dégage du rapport d'infoges. Sans reprendre l'ensemble du contenu du rapport, notons que la mission du Fonds de l'information juridique serait d'assurer une prestation de services d'information juridique de haute qualité, à forte valeur ajoutée, à tous les avocats du Québec, quel que soit l'endroit où ils pratiquent et ce, à un coût raisonnable.
Il va sans dire que toute reconstruction d'un réseau d'information juridique comporte un large volet d'intégration des nouvelles technologies, notamment, par l'intermédiaire de la bibliothèque virtuelle. Ce nouveau réseau fonctionnerait selon le modèle des services à la carte comme c'est le cas dorénavant pour les services offerts sur le câble à la télévision.
À titre d'exemple, ce service à la carte pourrait comporter:
Cette approche permettra à moyen ou à court terme aux membres du Barreau de réaliser des économies importantes en ce qui concerne l'acquisition de livres et la gestion des documents.
Parallèlement, le modèle proposé intègre, pour un certain temps, des bibliothèques de type traditionnel. Celles-ci seraient gérées par les sections qui devront décider de l'opportunité de conserver les services actuels. Il va sans dire que l'implantation de ce nouveau réseau d'information nécessitera des investissements importants au départ. Bien que les budgets ne soient pas encore déterminés, au moment d'écrire ces lignes, je me permets d'avancer la possibilité pour les membres du Barreau de contribuer financièrement à la mise en place de ce fonds.
Si une telle demande vous était faite, je vous demanderais de vous souvenir des statistiques parues dans le Journal du Barreau du 1er décembre dernier qui indiquaient qu'en 1998, il en coûtait 1 280 $ par avocat assuré pour exercer la profession dans la province de Québec. La deuxième juridiction la moins chère était près de 3 000 $. Avec le congé de prime en vigueur en 1999, les coûts pour le même praticien assuré s'élevaient à 775 $. Fort de ces chiffres, il me semble qu'il serait profitable d'investir dans notre avenir collectif d'avocats et de faire en sorte qu'une contribution non-récurrente, si nécessaire, de chacun des membres permette la mise en place d'un organisme capable d'offrir aux membres du Barreau de l'information juridique de pointe et de qualité.
Le bâtonnier du Québec,
Jacques Fournier
© Barreau du Québec 1996-2012