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Les festivités du 150e anniversaire du Barreau de Québec

Un succès sur toute la ligne

Baptiste Ricard-Châtelain

Aucun doute n'effleure l'esprit des organisateurs, l'événement aura été une réussite tant par le nombre d'activités proposées et leur diversité que par l'affluence surprenante observée lors de chacune d'elles. « La population juridique de Québec a participé de façon soutenue et en grand nombre à toutes les activités », souligne, satisfait, le président de la Corporation des fêtes, le bâtonnier Jean Pâquet.

La pièce de théâtre   Y'a pas de justice! marquait la fin d'une longue série d'activités   soulignant le 150e anniversaire du Barreau de Québec.(Photo: Les photographes   Kedl
La pièce de théâtre Y'a pas de justice! marquait la fin d'une longue série d'activités soulignant le 150e anniversaire du Barreau de Québec.(Photo: Les photographes Kedl

Que ce soit lors de la messe dominicale - « un succès monstre » -, du lancement du timbre anniversaire, du colloque sur le droit et la justice dans la francophonie ou de la pièce de théâtre clôturant les fêtes, pour ne nommer que ces événements, la foule était au rendez-vous. Paraphrasant Lafontaine, Me Pâquet illustre bien l'impact qu'aura eu la suite de célébrations: « Ils n'en mouraient pas tous, mais tous étaient atteints. » Chacun y aura finalement trouvé son compte.

Quelque 500 personnes étaient   présentes le 22 novembre dernier au Grand Théâtre de Québec   pour la première et unique représentation d'une satire de l'univers   juridique, Y'a pas de justice!.(Photo: Les Productions Kedl
Quelque 500 personnes étaient présentes le 22 novembre dernier au Grand Théâtre de Québec pour la première et unique représentation d'une satire de l'univers juridique, Y'a pas de justice!.(Photo: Les Productions Kedl

Cela dit, le plus important pour Me Pâquet demeure l'héritage qu'on aura légué au futur, l'héritage concret qu'espère avoir laissé la Corporation. « C'est une façon d'associer le plaisir, de fêter l'événement, tout en faisant œuvre utile », fait-il valoir. Entre autres marques dans le temps, plusieurs œuvres ont ainsi été lancées au cours des festivités dont une édition spéciale de la revue Cap-aux-Diamants et un bouquin décrivant l'influence de l'Acte pour l'incorporation de Barreau du Bas-Canada (1849).

Deux solitudes

L'engouement démontré par la communauté juridique de Québec revêt un caractère tout particulier pour Jean Pâquet. En toute humilité, il croit avoir réussi, avec ses collaborateurs, à réunir les deux principaux groupes de juristes de la capitale : ceux œuvrant dans le secteur privé et ceux du public. Deux solitudes qui ont pris part à des activités communes. « Elles ont permis de les rejoindre tous... Ça a permis de créer une espèce de synergie, de rendre plus fier l'ensemble de la communauté. »

Me Pâquet souhaite, de plus, que tous aient pris goût aux rencontres moins formelles qui changent des traditionnels cocktails, bien que ceux-ci soient indispensables. « J'espère qu'on a pu créer une nouvelle façon de souligner les événements. » Avec un peu de volonté et beaucoup d'heures de bénévolat (!), les célébrations futures ne seront que plus grandioses et appréciées, expose-t-il. Le travail effectué par la Corporation a d'ailleurs été consigné par écrit et il sera archivé afin de faciliter la tâche de tous ceux qui voudront en faire de même.

La bâtonnière de Québec, Me Kim Legault, semble partager l'enthousiasme et la satisfaction du président de la Corporation des Fêtes. Lors de la pièce de théâtre marquant la fin des fêtes du 150e anniversaire, elle a d'ailleurs remercié la communauté de son engagement dans l'aventure. « Merci, parce que vous avez fait preuve d'une grande solidarité en participant en grand nombre », a-t-elle lancé avant de conclure son intervention sur une note d'optimisme : que le passé soit garant de l'avenir.

Découvrir son histoire

Le porte-parole du Barreau de Québec, Me Richard Gauthier, souligne quant à lui que les fêtes ont été une occasion unique pour la communauté de découvrir, ou redécouvrir, son histoire et les gens qui l'ont écrite. « Ça donne de la valeur à l'institution », ajoute-t-il. Ainsi, que ce soit au cours du banquet des pionnières ou du dévoilement d'une plaque commémorative en l'honneur de M. Charles Fitzpatrick, par exemple, tous ont pu reconnaître la longue feuille de route du Barreau de Québec.

Me Gauthier note également, à l'instar de Me Pâquet, qu'un vent nouveau souffle sur la capitale. Tous semblent avoir apprécié et pris goût aux activités nouveau genre ainsi qu'aux rencontres d'envergure. Le constat: « Quand il y a de la participation, ça bouge. Il y a eu un engouement créé par les fêtes du 150e. »

La vitalité qui s'est emparée de la profession s'est également répercutée dans toutes les autres activités du Barreau de Québec, remarque Me Gauthier. On n'a qu'à penser à la cérémonie de la rentrée des tribunaux avec ses quelque 700 participants au lieu des 250 habituels. Il ne reste plus qu'à espérer que le tout se maintienne et que les membres poursuivent sur la même lancée.

Y'a pas de justice!

Quelque 500 personnes étaient présentes le 22 novembre au Grand théâtre de Québec pour la première et unique représentation d'une satire de l'univers juridique. Y'a pas de justice! marquait la fin d'une longue série d'activités soulignant le 150e anniversaire du Barreau de Québec. Et, tous se sont esclaffés durant la prestation avec - ou aux dépens? - de leurs collègues qui avaient troqué la toge pour les costumes de comédiens.

Une dizaine de juristes avaient pris leur courage à deux mains afin de donner vie à l'œuvre de Raymond Villeneuve, bachelier en droit qui a bifurqué vers le théâtre. Devant leurs pairs, ils ont démontré qu'avec un peu de pratique, ils pouvaient sans casse faire le saut entre la Cour et les planches tout en démontrant un sens de l'humour considérable et une capacité à l'autodérision surprenante.

Un succès donc selon les participants et les organisateurs. D'ailleurs, le président de la Corporation des fêtes du 150e, le bâtonnier Jean Pâquet souligne que les spectateurs semblent avoir eu autant de plaisir à voir leurs confrères s'offrir à eux en toute humilité que les comédiens d'un soir eux-mêmes, à jouer. « Ça clôture bien les fêtes. »

Notons qu'à l'issue de la représentation, tous se sont regroupés pour une petite réception conviviale, histoire d'échanger un peu et de féliciter les artisans de la soirée.

 

 
 

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