ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.

Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca

Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.

 

Mais d'où proviennent vos honoraires, maître?

Isabelle Huard*

Certains en parlent comme d'une rémunération ou d'une rétribution fixée de gré à gré pour des services rendus dans l'exercice de certaines professions libérales, tels les avocats, les notaires, les médecins ou les architectes, par exemple. D'autres en font mention également au niveau du droit canonique, où les honoraires sont des rétributions accordées pour des services religieux.

Honorer ceux qui assistent les clients

Dans tous les cas, les honoraires sont établis en souvenir de l'époque où ces professionnels, ne disposant pas d'action en justice pour recouvrer ce qui leur était dû, demandaient à leurs clients d'« honorer » d'un geste spontané ceux qui les avaient assistés. Bien maigre compensation, direz-vous. Les temps changent, les honoraires aussi!

Provenant du latin honos et oris, puis particulièrement du latin juridique honorarium, le terme signifie donc proprement « donné à titre d'honneur ».

Honorariat

Le terme « honorariat », quant à lui, un dérivé d'honoraire, provient du latin juridique honorarius signifiant « honorifique ». Il s'agit d'une dignité conférée à une personne qui, ayant exercé une fonction pendant une durée, en conserve le titre et certaines distinctions honorifiques après l'avoir quittée. Par exemple, on parlera d'un conseiller honoraire, d'un juge honoraire ou d'un professeur honoraire. En ce qui a trait à l'avocat honoraire, un décret français daté du 20 juin 1920 conférait ce titre honorifique aux membres du barreau ayant été inscrit au Tableau pendant au moins 30 ans et qui avaient donné leur démission. C'est le Conseil de l'Ordre des avocats qui s'occupait de conférer ce titre.

Sources : Larousse du XXe siècle (1933), site Internet de Parler au quotidien (CNDP), François de Fontette, Vocabulaire juridique, coll. Que Sais-je?, PUF, 1994.

* Détentrice d'une maîtrise en Études littéraires de l'UQAM, Isabelle Huard collabore à plusieurs publications à titre de rédactrice pigiste et enseigne la rédaction spécialisée au Collège de Sherbrooke.

 

 
 

Retour au haut de la page

© Barreau du Québec 1996-2012