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Claire L'Heureux-Dubé à Longueuil

Les défis de la magistrature

Richard Alary*

Dans le cadre des grandes conférences universitaires du Centre de Longueuil, l'Université de Sherbrooke, en collaboration avec la ville de Longueuil, la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud et le Conseil montérégien de la culture et des communications, organisait une conférence le 3 décembre dernier, donnée par l'honorable Claire L'Heureux-Dubé, juge à la Cour suprême du Canada.

Forte personnalité, dont l'engouement se communique aisément à son auditoire, non sans oublier cette capacité de s'exprimer avec humour, l'honorable Claire L'Heureux-Dubé a su capter l'attention par ses propos fort à propos, c'est le cas de le dire, concernant les défis de la magistrature à l'aube du prochain millénaire. À tout seigneur, tout honneur, elle en a profité pour souligner l'importance accordée au pays à une magistrature compétente et bien informée. En effet, il ne faut surtout pas oublier que le Canada est l'un des rares pays, pour ne pas dire le seul, qui attire les magistrats des autres pays, qui voient en lui un modèle à suivre, voire à imiter. Contrairement à la Cour suprême des États-Unis, qui vit replier sur elle-même sans aucune considération pour tout ce qui n'est pas américain, notre Cour suprême peut donc, elle, se targuer d'être à l'avant-garde et reconnue universellement. À cet effet, l'honorable Claire L'Heureux-Dubé a parlé de sa participation active au niveau international, que ce soit au Pakistan ou en Afrique du Sud, sans pour autant passer sous silence celle de ses collègues de la Cour suprême.

D'aucuns étaient particulièrement déçus de ne pas entendre jusqu'à la fin la juge, devant quitter pour un quelconque examen... D'autres auraient aimé l'écouter, voire s'entretenir avec elle plus longtemps. Aux responsables, voilà donc un message non équivoque et de bon aloi, bien entendu.

Enfin, pour terminer, on pourrait tout simplement reprendre l'invitation lancée par le Centre de Longueuil, qui résume bien cette conférence : « Le rôle des tribunaux n'est pas ce qu'il était il y a un siècle et, il va sans dire, le prochain millénaire apportera, lui aussi, des changements considérables. Parmi les défis que nous présenteront les années 2000 : la mondialisation, les effets croissants de la Charte et le progrès dans les domaines de la technologie et de l'information. Or, pour la magistrature, le plus grand des défis sera de s'adapter à son nouveau rôle. »

* Richard Alary est juge à la Cour municipale de Longueuil.

 

 
 

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