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Le terme médiateur n'est répandu que depuis une vingtaine d'années seulement. Phénomène lié à la multiplicité des domaines où naissent des conflits et des négociations, le médiateur est l'expert dans la résolution actuelle des conflits tout en étant moins tranchant et administratif que la loi abstraite.
L'origine du terme est très différente de ce que l'on entend aujourd'hui. Provenant du latin mediatore et mediare qui signifie s'interposer, le mot a d'abord été employé en théologie au Moyen âge pour désigner celui qui servait d'intermédiaire entre Dieu et les hommes. C'est alors Jésus qui représente la figure par excellence du médiateur.
Dès le XIVe siècle, le mot désigne celui qui s'entremet, en proposant ses services pour régler un conflit. Le mot se spécialise au siècle suivant pour désigner plus particulièrement le règlement de conflits entre États ou pays. Fait intéressant, Napoléon se fit donner le titre de Médiateur de la République helvétique après avoir signé l'Acte de médiation organisant la Suisse en 1803.
La notion moderne de médiateur s'instaure au Québec vers 1968, avec la création de la Loi sur le protecteur du citoyen et de sa fonction proprement dite. C'est Me Daniel Jacoby qui assure le rôle de Protecteur du citoyen depuis le 31 août 1987.
En France, c'est avec la loi du 7 janvier 1973 qu'est instauré le Médiateur de la République (deux lois en 1976 et 1992 préciseront son rôle). Cette personnalité est chargée de veiller au respect des droits des administrés en centralisant et réglant les litiges entre l'administration et les particuliers. Cette fonction est calquée sur celle de l'Ombudsman suédois, institution similaire et antérieure, qui est reconnue également sous le nom de mandataire.
Sources : Larousse du XXe siècle (1933), sites Internet du Protecteur du citoyen et de Parler au quotidien, Centre national de documentation pédagogique.
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