ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.

Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca

Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.

 

Médiation familiale

L'AJBQ prend position

Jean Roy, avocat*

L'Association des Jeunes Barreaux du Québec (AJBQ), lors de la dernière réunion de son conseil d'administration, s'est penché sur le projet de modification du règlement sur la médiation familiale et a pris position, se disant notamment d'avis que l'expérience de deux ans demandée pour devenir médiateur, telle qu'elle existe déjà, est un minimum acceptable et que la formation de base doit demeurer à 45 heures, plutôt que les 60 heures présentement proposées.

Ainsi, concernant l'article 1-1-2 sur les trois ans d'expérience demandés pour devenir médiateur, l'Association estime que l'année additionnelle exigée n'est pas justifiable. L'AJBQ rappelle que c'est après six mois de stage que le Barreau est satisfait pour accueillir dans ses rangs les futurs avocats. Dès ce moment, un membre de la corporation professionnelle peut représenter, devant la Cour supérieure, toute personne en instance de divorce ou de séparation, alors que les droits des personnes représentées et les enjeux sont les mêmes que pour la médiation. La formation des jeunes avocats est établie de façon à leur permettre d'assurer les interventions en droit matrimonial dès le début de leur pratique et ceux-ci développent les habilités pertinentes rapidement au début de leur carrière. Cette année additionnelle pénaliserait inutilement les jeunes avocats, estime l'AJBQ, qui est d'avis que l'expérience de deux ans, telle qu'elle existe déjà, est un minimum acceptable.

De plus, concernant l'article 1-1-3 qui traite de la formation de base de 60 heures en médiation familiale dans les quatre ans précédant la demande d'accréditation, l'AJBQ est d'avis que l'augmentation de 15 heures n'est pas nécessaire. En effet, il semble à l'Association que l'expérience s'avère la meilleure formation. En ce qui a trait au délai de quatre ans proposé, l'AJBQ est d'avis qu'une telle prolongation est raisonnable.

L'article 1-1-4a) prévoit également une formation complémentaire de 30 heures. Tout comme pour l'augmentation de base, l'Association est d'avis que l'expérimentation de la médiation est prioritaire. Avant de compléter la formation, il conviendrait plutôt de revoir les critères d'équivalence, lesquels ont permis, peut-être d'une façon trop large, d'obtenir une accréditation sans réelle formation complémentaire. Le contenu de ces cours devrait plutôt être adapté, estime l'Association, selon l'activité professionnelle du médiateur de façon à ce qu'on puisse réellement le qualifier de formation complémentaire et afin qu'elle puisse palier au manque de connaissance selon la profession, dans le secteur psychosocial ou juridique.

La position de l'AJBQ a déjà été transmise aux différentes sphères décisionnelles du Barreau. L'Association espère ainsi une saine réflexion sur tout l'aspect de la médiation familiale.

* Jean Roy est président de l'Association des Jeunes Barreaux du Québec.

 

 
 

Retour au haut de la page

© Barreau du Québec 1996-2012