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Au Barreau de Longueuil, la Journée du droit est prise au sérieux. Tant et si bien qu'elle s'est tenue sur trois jours durant, les 26, 27 et 28 avril, question de joindre le plus de gens possible. Au programme pour cette deuxième édition: procès et médiations simulés, conférences et, évidemment, des consultations juridiques.
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« Nous avons eu une augmentation d'achalandage de 28 % pour les consultations par rapport à l'année dernière, explique avec enthousiasme Me Johanne Roby, organisatrice de l'événement. Et près de 1000 personnes ont pu y assister à l'une ou l'autre des activités. Il faut dire que Gisèle Roberge, la directrice marketing de Place Longueuil, où avait lieu l'événement, a collaboré activement avec nous pour organiser ces trois journées. Et nous avons eu une excellente couverture médiatique des médias locaux, dont le Courrier du Sud. »
« Un tel événement demande une immense organisation, tient à préciser Me Roby. Or, en tout, 70 personnes ont participé bénévolement. Simulations de procès, consultations juridiques, conférences, les membres du Barreau ont bien répondu. »
Les organisateurs ont calculé que, en nombre d'heures données par les bénévoles, ces trois journées ont coûté la coquette somme de 100 000 $. « Les membres se sont vraiment impliqués. On peut maintenant dire que les journées du droit font dorénavant partie des activités du Barreau de Longueuil. Or, cet événement plaît beaucoup à la population tout en étant excellent pour la confrérie. Les avocats étaient très à l'écoute du public, attentifs, souriants. Ils étaient fiers d'être là et fiers de démontrer qu'ils connaissent bien leur droit. »
Les procès simulés ont été une des activités appréciées du public et le choix des sujets réflétait les préoccupations de la population. Ainsi, le jeudi soir, le thème abordé était la garde partagée dans le cas de résidences éloignées, que s'est plu à présider la juge Hélène Poulin, de la Cour supérieure du Québec. Le procès simulé du vendredi présentait par ailleurs un cas de vol à l'étalage et c'est la juge Ellen Paré, de la Cour du Québec, qui était sur le banc. La simulation de cas de médiation aura également attiré son lot de spectateurs avec pour thèmes la pension pour enfants de plus de 18 ans dans un cas de garde partagée et un problème de pyrite. « Avec ce dernier exemple, on voulait démontrer que la médiation se fait au niveau international pour régler des conflits armés, mais aussi pour des chicanes de clôture », souligne Me Johanne Roby. Médiation ou procès, ce type de simulation a pour but de démythifier le droit et de démontrer que des solutions peuvent être apportées par les parties touchées. « C'est une nouvelle avenue pour une société plus évoluée, estime Me Roby. Nous sommes en 2001, les gens se responsabilisent de plus en plus et la médiation permet de trouver des solutions remplies de créativité, qui permet au citoyen de s'impliquer dans le processus. Que ce soit en droit civil ou criminel, la médiation en est à ses débuts. »
Outre les simulations et les conférences, les journées du droit du Barreau de Longueuil visent à informer la population de façon concrète de ses droits et des avenues pour les faire valoir. Et le besoin est bien présent, la preuve étant que plusieurs personnes se sont rendues à Place Longueuil pour assister à l'événement: des jeunes familles, des personnes plus âgées, des professionnels. Des feuillets d'information étaient mis à leur disposition sur divers domaines du droit et les avocats présents œuvraient dans différents domaines: droit civil, commercial, du travail, testamentaire, familial....
« Ce type d'activité permet un contact réel entre le client et l'avocat, souligne Me Roby. Ce qui est la preuve que les journées du droit répondent à un réel besoin de la population. Elles vont devenir un incontournable du Barreau de Longueuil. »
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