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Un état de satisfaction générale ». C'est ainsi que Me Pierre Fournier, président du Comité de liaison avec le public du Barreau de Montréal, résume le sentiment a posteriori du comité organisateur de la quatrième édition de la Semaine du Barreau de Montréal, qui s'est tenue du 24 au 27 avril dernier au Complexe Desjardins à Montréal. L'événement, intitulé Tout droit, qui représente chaque année le point culminant des activités du Comité de liaison avec le public et des nombreux comités et sous-comités qu'il chapeaute, visait un double objectif: démystifier la justice aux yeux du public et rencontrer la population pour lui faire comprendre que les avocats sont au service des justiciables.
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L'organisation d'un tel événement reposait essentiellement sur le bénévolat et Me Fournier s'est dit « très heureux et fier de la participation des avocats, qui ont accepté nombreux de délaisser le bureau pour le bien de tout le monde ». De fait, pas moins de 80 membres du Barreau ont participé à la manifestation, offrant chacun en moyenne trois heures de son emploi du temps, que ce soit pour les cliniques juridiques ou la préparation et la tenue des procès simulés.
Pour les avocats présents, il s'agissait d'une occasion rare de vivre avec le public une relation différente de leur rapport habituel, une relation fondée sur un esprit de bénévolat plutôt que de service tarifé. Chacun s'est dit heureux de cette expérience: « ne pas venir eût été se priver d'une après-midi de plaisir, d'un contact fort agréable avec la foule », résumait Me Fournier.
On retrouvait, cette année encore, les ingrédients qui ont fait le succès de la formule les années précédentes: les cliniques juridiques, où les visiteurs pouvaient obtenir des conseils personnalisés, deux conférences quotidiennes et un procès simulé chaque jour, présidé par un authentique magistrat. La juge Diane Marcelin, de la Cour supérieure, la présidente du Tribunal des droits de la personne du Québec, Michèle Rivet, et la Commissaire du travail, Madame Desbioles, ont ainsi apporté leur concours à ces journées.
En revanche, l'édition 2001 présentait une nouveauté de taille, les journées thématiques. C'est ainsi que la première journée était consacrée au « bel âge », présentant deux conférences relatives aux questions touchant nos aînés, l'une sur le droit des successions et l'autre sur le mandat en cas d'inaptitude, ainsi qu'un procès simulé portant sur l'exploitation des personnes âgées. De même, la deuxième journée était dévolue au droit du travail, la troisième à la jeunesse et la dernière à la famille.
Ces journées thématiques se sont avérées très appréciées du public, qui a très bien adhéré au concept: chaque journée a en effet vu venir un public différent et ciblé, ce qui se vérifiait dans les cliniques juridiques, où l'immense majorité des questions abordées correspondait au thème du jour.
La journée de la jeunesse fut l'occasion de la remise des prix du quatrième concours La justice a bonne mine, qui suivait une visite du palais de justice par les lauréats.
Bien sûr, autour de ces attractions principales, de nombreux autres organismes tenaient des stands à l'attention du public, parmi lesquels ceux de la police de la CUM - qui présentait une belle collection de substances illicites -, de la Régie du logement, de Québec Communication de retour cette année -, de la Commission des normes du travail et de la Perception des pensions alimentaires ont connu une très forte affluence.
Dès le deuxième jour, il était manifeste que l'événement avait atteint son but et le président du Comité parlait de « succès de foule ». Jamais encore on n'avait compté autant de monde dès les premières 48 heures, ce qui s'est confirmé les jours suivants, à l'exception du vendredi après midi, moins fréquenté, certainement à cause de l'approche de la fin de semaine.
La perspective d'obtenir gratuitement les conseils d'un avocat a apparemment joué dans cette affluence record. En effet, le public comptait moins de curieux désireux de connaître la profession que de gens avec des questions ou des problèmes précis. La gratuité aidant, certains semblent même ne pas s'être privés de soumettre leur cas à différents avocats, et ont parfois semblé surpris d'obtenir la même réponse auprès de chaque praticien. Les questions, on ne peut plus diversifiées, portaient aussi bien sur la chicane de clôture que sur le congédiement d'un employé ou que sur des affaires de testament.
Les réponses des avocats ont dans l'ensemble été fort utiles aux visiteurs, à commencer par ce visiteur qui a appris qu'il avait un problème beaucoup plus sérieux qu'il ne le croyait. « Des journées comme celles-ci qui donnent accès à plusieurs experts sont très appréciables. Les avocats m'ont été d'une grande aide pour mettre de la forme sur mon fond et j'ai pu apprécier leur collaboration à tous, même si aucun ne s'est chargé de mon dossier, trop complexe », témoignait Orly Nahmias, une autre visiteuse du Salon.
Les procès simulés ont pour leur part connu un succès aussi important que celui des cliniques; le choix des sujets, concrets et tirés du quotidien, s'est avéré judicieux: les spectateurs restaient en général jusqu'à la fin et on en a même vu certains prendre des notes!
Le post-mortem, effectué par le Comité de liaison au terme de l'opération, reflétait le sentiment que la manifestation semble avoir acquis sa pleine maturité et que seuls quelques ajustements mineurs méritent d'être envisagés pour l'année prochaine. Sans s'avancer, un intérêt a ainsi été relevé dans le public pour une éventuelle journée criminelle lors de la prochaine édition. Le Comité a aussi noté avec satisfaction que d'année en année, la visibilité médiatique de la Semaine du Barreau de Montréal augmente, et que le message que les avocats sont là pour servir le public circule bien.
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