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Pour la première fois depuis 15 ans, le congrès annuel de l'Association internationale des jeunes avocats (AIJA) se tiendra au Canada, à Montréal plus précisément, du 19 au 24 août prochain. Le comité organisateur, co-présidé par Me Marc-André Fabien et Me Louise-Hélène Sénécal, a concocté un programme composé de sessions de travail mais aussi d'une foule d'activités sociales qui permettront aux avocats des quatre coins du monde de se rencontrer.
« C'est vraiment un des congrès les plus intéressants, à mes yeux, explique Me Claude Marseille, vice-président Canada de l'AIJA. D'abord il est réellement international, les participants viennent de tous les continents, notamment de l'Europe et de l'Amérique, mais aussi de l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie. Ce sont des journées lors desquelles le réseautage est très important, grâce entre autres aux activités sociales. On revient toujours de ce congrès avec un grand nombre de cartes d'affaires mais surtout des souvenirs impérissables. » Les organisateurs montréalais attendent de 400 à 500 participants; l'année dernière, quelque 400 avocats s'étaient déplacés à Sydney, en Australie.
Les travaux concrets de l´AIJA sont effectués par l'intermédiaire de commissions spécialisées sur des sujets particuliers; c'est sur le même principe qu'ont été conçues les sessions de travail. Au nombre des commissions permanentes, on compte Devoirs et droits de l'homme et de la défense, Propriété intellectuelle et nouvelles technologies, Télécommunications, Droit des affaires internationales, Avenir de la profession, Droit de la famille et droit patrimonial, Procédure civile, Droit fiscal, Arbitrage international, Droit européen, Droit bancaire et financier, Fusion-acquisition et Joint Ventures, Droit de la faillite ou encore Droit de l'environnement. Ce sont donc autant de thèmes qui seront abordés du 19 au 24 août.
Du côté activités sociales, ceux et celles qui vivent leur premier congrès pourront briser la glace lors d'événements organisés spécifiquement pour eux, un cocktail et un petit-déjeuner. À l'agenda, on retrouve une soirée thématique dans le Vieux-Port, une journée plein-air au Mont-Tremblant, des activités sportives, entre autres. Des activités spécifiques ont été organisées pour les personnes accompagnantes, les adolescents et les enfants.
Comme lors des congrès des années passées, le congrès de Montréal offrira aux participants de l'étranger l'occasion de passer la soirée avec un confrère d'ici. Ce Dîner chez les confrères est un moment privilégié de l'événement, une occasion unique d'échanges. « C'est l'activité que je préfère, confie Claude Marseille. Ce souper permet de réellement passer du temps avec des collègues d'un autre pays dans une atmosphère détendue. »
Le comité organisateur lance d'ailleurs un appel à tous les membres de la communauté juridique de la grande région de Montréal pour qu'ils ouvrent la porte de leur demeure à des avocats étrangers. Il n'est pas obligatoire d'être inscrit au congrès pour participer au Souper des confrères. Pour plus d'information, on peut contacter Me Dominique Ménard par téléphone (514 397-3280) ou par courriel (dmenard@mtl.stikeman.com).
On peut consulter le site Internet de l'AIJA (www.aija.org) et celui du congrès de Montréal (www.aijamontreal2001.com/) pour plus d'information sur l'Association, le congrès et les activités qui l'entourent. Des forfaits ont été conçus pour les cabinets et pour les avocats de la région montréalaise qui désirent participer à une partie du congrès.
Dans le cadre du 39e congrès annuel de l'AIJA, se tiendra un séminaire, le lundi 20 août, dont l'intérêt est manifeste dans le contexte de la mondialisation de l'économie et des accords multilatéraux qui en découlent.
Ce séminaire auquel sont invités les participants du congrès et tout particulièrement les avocats canadiens fera un tour d'horizon des principaux accords commerciaux internationaux : Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), Organisation mondiale du commerce (OMC), Union européenne (UE), ou encore des accords bilatéraux, tels celui entre le Canada et Israël ou entre le Canada et le Chili. La séance de l'avant-midi cherchera ainsi à identifier les nouveaux droits, ainsi que les mécanismes nationaux et internationaux de règlement des différends qu'ils introduisent. La séance de l'après-midi tentera d'énumérer les possibilités qui s'offrent aux avocats quant aux mandats et au rôle nouveau qui leur sont et seront de plus en plus - confiés.
Cinq thèmes bien précis seront abordés: OMC : vers un accès non discriminatoire aux marchés mondiaux des biens, services et marchés publics; En quoi l'ALÉNA permet un accès privilégié au marché nord-américain?; Le modèle de l'Union européenne: bien comprendre l'union douanière pour mieux comprendre le libre-échange; Propriété intellectuelle: une protection uniforme dans tous les pays membres de l'OMC; Les règles du commerce international et la protection de la santé et de l'environnement; et, enfin, Mécanismes de règlement des différends commerciaux: des approches pratiques (OMC, ALÉNA, UE).
Au nombre des conférenciers, on retrouve Me Bernard Colas (Gottlieb & Pearson), Claude Carrière (ministère des Affaires étrangères et du commerce international), Me Gabrielle Marceau, conseillère juridique à l'OMC, Jérome de Pont (Chain Lacger et associés), Me François Guay (Smart & Biggar), Me Richard S. Gottlieb (Gottlieb & Pearson), Me Simon Potter (Ogilvy Renault), Me Peter Kirby (Faskin Martineau DuMoulin) ou encore Me Marc Lalonde (Stikeman Elliott).
« Le droit ne se plaide plus qu'au palais de justice, souligne Me Bernard Colas, coordonnateur de la journée. L'avocat devient de plus en plus un porte-parole, l'interface entre les intervenants, qu'ils soient publics ou privés. Le séminaire sera à la fois didactique et prospectif, offrant ainsi aux participants des outils pour mettre à profit ces changements. »
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