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Le Prix pro bono, visant à souligner la contribution bénévole exceptionnelle d'un membre de la Division Québec de l'Association du Barreau canadien au bien-être de la communauté, a été décerné à Me Roch A. Fournier, de Sherbrooke. Le prix a été décerné le 10 mai dernier par le président de l'ABC-Québec, Me Georges Hendy, lors d'une cérémonie suivant la plénière d'ouverture du congrès du Barreau du Québec, qui avait lieu à l'hôtel Le Reine-Elizabeth à Montréal, et qui, cette année, clôturait la Conférence 2001 de l'ABC-Québec.
Me Roch A. Fournier |
Me Hendy a souligné l'engagement et le dévouement dont a fait preuve Me Fournier tout au long de sa carrière, au sein d'organismes bénévoles et communautaires œuvrant dans la région de Sherbrooke. « D'ailleurs, a fait remarquer le président, la communauté de l'Estrie a déjà reconnu l'importance du travail de notre récipiendaire en lui décernant le titre de Personnalité Estrienne en 1995 et le prix Leadership en 1997. »
Visiblement touché, Me Fournier n'a cependant pas perdu de vue la cause qu'il défend avec acharnement, celle de combattre la pauvreté et de contribuer à une meilleure justice distributive. « C'est un encouragement à continuer, a-t-il lancé. Les professionnels peuvent jouer un rôle important dans la gestion rigoureuse des organismes communautaires afin de leur permettre de gagner sur le plan de la crédibilité et sur celui de leurs ressources financières. »
« Et en plus de faire œuvre utile, a poursuivi Me Fournier, s'impliquer dans une activité bénévole procure un mieux être équivalent à l'exercice physique et permet une meilleure relativisation des choses. »
Admis au Barreau en 1970 et diplômé en droit de l'Université de Sherbrooke en 1969, Me Fournier a été avocat fondateur et associé au sein de l'étude Monty Coulombe de 1972 à 1999. Depuis, il s'est établi à son propre compte, toujours à Sherbrooke.
Très attaché à sa région, il préside la Fondation du Séminaire de Sherbrooke, menant de main de maître la première campagne de financement de l'organisation dont l'objectif initial de 1 million $, atteint dans les six premiers mois, a doublé en cours de route.
« Me Fournier a accepté cette présidence malgré un emploi du temps déjà très chargé. S'il dit oui, on peut être certain qu'il mettra tout en œuvre pour réussir, fait valoir le directeur du Séminaire, André Métras. Il a à cœur l'avenir des jeunes et il a voulu partager la présidence de la campagne de financement conjointement avec des étudiants du secondaire. C'est un bon capitaine qui voit à ce que chacun contribue, à sa façon, à faire avancer le bateau. »
On attend normalement d'un avocat qu'il endosse des causes. Et l'avocat est bien placé pour le faire, voire davantage que d'autres citoyens, estime Me Conrad Chapdelaine, un criminaliste de Sherbrooke qui a chaudement appuyé la mise en candidature de Me Fournier pour le Prix pro bono. « Me Fournier préside le conseil d'administration de la banque alimentaire régionale Moisson Estrie. Il possède la témérité de cogner aux portes et de solliciter l'appui des gens nantis, dit Me Chapdelaine. Et davantage, il joint sa fierté à celle des plus démunis et les associe à la réalisation des objectifs de l'organisme. »
Pour le directeur de Moisson Estrie, Gilles Duquette, l'engagement de Me Fournier est un exemple exceptionnel d'une belle compréhension entre les gens du milieu communautaire et ceux du monde des affaires. « Pour tenir la barre depuis 13 ans comme le fait Me Fournier, cela demande non seulement de la motivation et de la détermination, mais aussi des contacts et de la ténacité. Son leadership a vaincu les préjugés et a rallié les gens du milieu des affaires de la région à la cause de la pauvreté. »
La Ville de Sherbrooke a même cédé, à Moisson Estrie, en octobre 2000, la propriété du centre communautaire qui abrite aujourd'hui six organismes d'aide à la population. « La contribution des professionnels est essentielle, insiste M. Duquette, car ils ont davantage de liberté d'action. À cet égard, Me Fournier est un modèle. »
Me Fournier s'est aussi impliqué au sein du Barreau du Québec comme délégué au Conseil général de 1982 à 1984, en sa qualité de premier conseiller du Barreau de Saint-François, puis comme bâtonnier de la section.
C'est Julie Faust, son adjointe qui, sans le lui dire, a proposé la candidature de Me Fournier au Prix pro bono « Il est la preuve que travail et engagement social peuvent aller de pair. Ses journées sont toujours bien remplies, du petit déjeuner jusque tard en soirée. Il ne compte pas ses heures. C'est un honneur bien mérité. »
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