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Objectif santé

Claude Duchesnay, avocat
Les ateliers qui comportent un aspect humain ont eu la cote. Signe des temps, les congressistes auront pris le temps de s'écouter, d'écouter leur corps, ou à tout le moins, de s'interroger sur leurs habitudes pour améliorer leur qualité de vie.

« Il faut s'occuper de nos affaires », affirme d'emblée la dynamique Me Line Ouellet, grand maître d'œuvre de la Journée santé du congrès. L'activité, qui a regroupé kiosques d'information, ateliers, conférences et tests médicaux, a connu un succès hors de toute attente. Des professionnels de la santé ont informé les congressistes sur les bienfaits de l'activité physique et d'une saine alimentation, de même que sur le cancer du sein et les effets néfastes de la cigarette. Ils ont aussi administré des tests faciles, rapides et non-douloureux, dont les résultats permettent de déceler le taux de cholestérol, le diabète, la tension artérielle, l'indice de la masse corporelle et même l'ostéoporose.

« C'est l'occasion d'un bilan de santé rapide qui nous rappelle de prendre le temps, de réconcilier pratique et santé », confie Me Martin Lévesque, très satisfait de l'expérience. « C'est aussi un rappel à l'ordre médical efficace qui cadre bien avec le thème du congrès », ajoutent Me Anne Demers et Me Doris Larrivée. Plus d'une centaine de personnes se sont présentées à la clinique médicale du Barreau du Québec.

Prendre soin de sa santé

« On tient la santé pour acquis alors qu'il faut en prendre soin, constate Line Ouellet. Les conférences et conseils des professionnels nous ont convaincus que ce n'est pas obligatoire de se défoncer pour faire de l'activité physique et comprendre les bienfaits d'un peu d'exercice et d'une saine alimentation. » L'avocate est prête à répéter l'expérience l'an prochain, au congrès 2003 du Barreau qui se déroulera à Mont-Tremblant. Nous le souhaitons tous!

La glycémie c'est la mesure du taux de sucre dans le sang, témoin de notre mode de vie sédentaire et des habitudes de consommation sur le pouce. « Trop haut et c'est l'hyperglycémie, un peu trop bas c'est l'hypoglycémie », résume Isabelle Dallaire, infirmière en santé communautaire.

« Le peu d'exercice, le stress, l'embonpoint et le facteur génétique sont autant de facteurs susceptibles de développer le diabète dit de 'type 2', soit un diabète de cause environnementale », poursuit Mme Dallaire. Pour prévenir le diabète, elle conseille une alimentation saine avec des légumes au menu, sans sucre raffiné, et nous invite à faire de l'exercice pour brûler les calories. Nous le savons déjà tous, mais il est bon de se le faire rappeler de temps à autre...

L'infirmière a aussi administré un test qui permet de déceler le taux de cholestérol, c'est-à-dire le niveau de gras dans le sang. « Le cholestérol entraîne un durcissement des artères susceptible d'augmenter la tension artérielle et donc de générer des maladies cardio-vasculaires et des risques d'accidents cérébro-vasculaires », prévient-elle. Une diète sans gras animal et sans sel, afin de ne pas augmenter la tension, s'imposera. Dans tous les cas, il faut consulter!

Respirer profondément

Pourquoi arrêter de fumer? « Pour se faire plaisir », répond Chantal Gosselin de la Clinique d'aide aux fumeurs de l'Hôpital Laval à Québec. « La qualité de vie, la santé, le coût, les inconvénients de la vie sociale, toutes les raisons sont bonnes », affirme la spécialiste en psychologie clinique. Elle dirige des ateliers sur les effets néfastes et l'habitude décidément coûteuse de la cigarette. Comment s'en libérer? « Respirer, boire de l'eau et faire de l'exercice, nous dit-elle. Quand on a de fortes envies de fumer, on peut faire autre chose: attendre, prendre des pauses et respirer profondément. Il faut savoir que ça passe et que c'est normal! »

L'une des grandes peurs de ceux et celles qui désirent arrêter de fumer, c'est la prise de poids. « Il faut se préparer et aller chercher une aide pharmacologique si le besoin s'en fait sentir. Il faut aussi savoir se récompenser et aller vers des choses que nous aimons. » Il n'est donc pas nécessaire de manger des carottes toute la journée, mais plutôt de comprendre les besoins que la cigarette comble et se préparer en conséquence!

Avant d'arrêter de fumer, il faut savoir comment l'on va gérer son stress et son anxiété, identifier les déclencheurs, continuer de prendre des pauses, se récompenser et modifier ses routines. « Arrêter de fumer, c'est un processus qui peut prendre des années. Il faut apprendre, et apprendre de soi-même », conseille Chantal Gosselin. La recette, s'il y a une, est là. À vous d'aller vers celle qui vous convient le mieux!

 

 
 

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