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Rémi, Nancy, Serge, Marie-Josée et les autres...

Claude Duchesnay, avocat

Il y a des journées qui restent à jamais gravées dans nos mémoires. Quel que soit le tournant que prend notre vie, les choix que l'on fait, notre cheminement de carrière, ces moments intenses, on ne les oublie jamais. Et c'est dans cette atmosphère de légère euphorie que se sont déroulées les cérémonies de prestation collective de serments des 12 novembre et 19 décembre derniers au Barreau de Montréal. Les deux cérémonies ont été marquées par des discours qui ont reflété l'importance de cette nouvelle étape dans la vie des assermentés, mais aussi mis en valeur le rôle des avocats dans notre société et dans l'administration de la justice, les nouveaux défis de la pratique du droit et les nombreuses options à la pratique traditionnelle.

« Après tant d'années d'efforts, je sais que vos attentes sont grandes à l'égard de votre nouvelle profession, de dire Lyse Lemieux, juge en chef de la Cour supérieure, aux nouveaux membres. Mais vous ne devez pas oublier que la profession a également des attentes à votre égard: d'abord et avant tout de compétence et d'intégrité, les pierres d'assise de votre pratique. »
« Après tant d'années d'efforts, je sais que vos attentes sont grandes à l'égard de votre nouvelle profession, de dire Lyse Lemieux, juge en chef de la Cour supérieure, aux nouveaux membres. Mais vous ne devez pas oublier que la profession a également des attentes à votre égard: d'abord et avant tout de compétence et d'intégrité, les pierres d'assise de votre pratique. »

La juge en chef de la Cour supérieure du Québec et présidente d'honneur de la cérémonie du 12 novembre, Lyse Lemieux, n'a pas manqué de féliciter les diplômés de l'École du Barreau qui ont franchi cette étape importante de leur vie, et leurs parents et amis qui, avec soulagement, les ont accompagnés pour célébrer cette journée bien spéciale. « Après tant d'années d'efforts, je sais que vos attentes sont grandes à l'égard de votre nouvelle profession, de dire la juge en chef. Mais vous ne devez pas oublier que la profession a également des attentes à votre égard. D'abord et avant tout de compétence et d'intégrité. Prêter serment à la profession, c'est s'engager à ce que ces deux qualités deviennent les pierres d'assise de votre pratique. »

Avec à-propos, la juge en chef a souligné les nouvelles options de résolution des conflits qui témoignent de l'évolution de la pratique du droit, et les récents accomplissements effectués en ce sens dans l'administration de la justice. « Toutes les solutions ne passent pas nécessairement par le tribunal, loin de là, a-t-elle affirmé. Comme le suggère un rapport de travail du Barreau canadien sur la justice civile, ce n'est qu'en dernier ressort que vous devez vous présenter devant un juge, après avoir essayé toutes les autres avenues de solutions disponibles. »

Un privilège

« C'est un plaisir pour moi de m'adresser à vous en cette journée si particulière qui marque le début d'une nouvelle carrière qui peut être passionnante », de poursuivre Huguette St-Louis, juge en chef de la Cour du Québec et présidente d'honneur de la cérémonie de prestation collective de serments du 19 décembre. « Aujourd'hui, la profession d'avocat s'exerce dans de multiples champs d'activités et si certains d'entre-vous deviendront des habitués des tribunaux, même internationaux, d'autres opteront par exemple pour la négociation, la médiation, l'entreprise, le conseil, l'enseignement, la recherche, le journalisme ou la gestion. »

La juge en chef de la Cour du Québec a insisté sur la valeur de l'engagement des assermentés. « Votre serment d'office exprime l'ensemble des qualités essentielles d'un bon avocat. L'étape que vous franchissez est des plus importantes et c'est pourquoi cette cérémonie n'a rien d'une tradition démodée ou d'une simple formalité. Vous devenez membres du barreau et auxiliaires de justice. »

Le bâtonnier du Québec, Me Francis Gervais, et le vice-président, Me Claude G. Leduc, ont également accueilli chaleureusement les assermentés. Ils les ont encouragés à tirer profit de leurs expériences et à construire leurs pratiques sur des fondations solides. « Notre relation avec nos clients est basée sur un des éléments les plus importants de la relation humaine, soit la confiance qui peut exister entre deux personnes. La relation de mandataire que nous exerçons est fondée sur cette confiance et c'est sur cet élément que vous devrez travailler en tout temps pour développer votre pratique », a déclaré le bâtonnier du Québec.

Me Leduc et la présidente de l'Association du Jeune Barreau de Montréal, Me Caroline Ferland, ont aussi invité les nouvelles avocates et les nouveaux avocats à s'impliquer dans leur ordre professionnel et dans leurs associations de section. « Impliquez-vous au Barreau du Québec, au Barreau de Montréal, dans vos associations et dans la société, et n'oubliez jamais le grand privilège que vous avez aujourd'hui de devenir avocate et avocat », a rappelé la présidente.

« Les époques changent mais les sentiments demeurent les mêmes », d'enchaîner le bâtonnier de Montréal, Me Richard Wagner. Le bâtonnier a mis l'accent sur les défis qui attendent les nouveaux avocats et les avantages que confère la profession. Il a souligné qu'elle permettra aux nouveaux assermentés « de maintenir une grande mobilité, une énorme polyvalence et leur donnera accès à toute sorte de possibilités de s'accomplir selon les forces et intérêts de chacun ».

En conclusion des prestations collectives de serments, Me Wagner a évoqué ces paroles de Ernest Lapointe, ministre de la Justice en 1928: « Le Barreau est une profession mais il est davantage: il est une institution reflétant le génie d'un peuple qui se rattache par des liens indissolubles à son organisation politique et sociale. »

Et les diplômés!

À la salle des pas perdus du palais de justice de Montréal, les diplômés du Barreau du Québec ont savouré la conclusion de leur journée auprès de leurs amis les plus chers et de leurs proches, auxquels se sont joints plusieurs maîtres de stage. Ancien de l'Université de Montréal, Me Remy Khouzam a complété un stage en technologie de l'information et en propriété intellectuelle auprès d'une entreprise de Montréal, pour laquelle il continuera d'ailleurs de travailler. Pour l'occasion, il s'est entouré de son amie, de son père et de sa mère, et celle-ci partageait avec une grande joie cette nouvelle étape dans la vie de son fils. « Je suis très contente de sa graduation. On l'a appuyé et on lui dit bravo », nous a-t-elle dit au nom de tous. Mais, de toute évidence, les mots étaient impuissants à traduire sa fierté.

Me Nancy Dagenais, une ancienne de l'Université d'Ottawa, se préparait pour la photo de graduation. Maintenant avocate au ministère canadien de la Justice où elle a effectué son stage, elle était accompagnée de sa mère, de son père, de sa tante et de sa grand-mère. Encore une fois, c'est la mère qui a pris la parole. « C'est une grande journée pour elle, nous en sommes très fiers. Nous sommes très contents et heureux pour elle, et honorés d'être ici aujourd'hui ».

Me Rudi Daelman a rejoint son ancien stagiaire, maintenant Me Serge Lamontagne, gradué de l'Université du Québec à Montréal. « C'est toujours une belle expérience d'embaucher un stagiaire, affirme Me Daelman, parce qu'il y a beaucoup de liens qui se forment entre un maître de stage et un stagiaire, d'autant plus en droit criminel de par la nature des dossiers. Le stagiaire est une personne qui nous rend énormément de services. Non seulement il apprend, mais il nous apporte aussi beaucoup en matière de recherche et de rédaction, et par ses commentaires. Je pense qu'encore une fois j'ai été choyé. J'ai eu un bon stagiaire et je ne regrette pas du tout d'avoir joué ce rôle. »

Quelle que soit la tournure que prendra demain, Me Marie-Josée Richard a le sentiment d'avoir accompli une étape importante de sa vie. Marie-Josée a terminé son stage en droit commercial et corporatif. « J'ai beaucoup aimé mon stage, énormément appris et apprécié travailler avec les avocats de mon bureau. C'est un bon groupe », a-t-elle résumé. Demain, cette ancienne de l'Université de Montréal compte prendre un temps de répit et réfléchir à l'avenir. Autour d'elle, sa mère et son conjoint, ses deux sœurs, un ami de longue date et sa collègue Marie-Ève étaient très fiers de l'accompagner et de son accomplissement. Un sentiment largement partagé ce soir-là. Et, comme a conclu Me Richard Wagner, « bienvenue à tous au Barreau! »

 

 
 

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