ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.

Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca

Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.

 

Patrice Brunet représentera les athlètes canadiens à Salt Lake City

Olympiquement vôtre

Guylaine Boucher

Hong Kong, Paris, Singapour, Casablanca, Alger... depuis son entrée au Barreau du Québec en 1992, Patrice Brunet a le droit voyageur. Oeuvrant en droit de l'immigration, il va là où ses clients le mènent. C'est cependant sa passion pour le sport qui lui a assuré une présence aux Jeux olympiques d'Atlanta, en 1996, où il faisait office d'avocat pour les athlètes canadiens. Une expérience qu'il renouvellera pour son plus grand plaisir à Salt Lake City en février prochain, le temps des XIXe Jeux olympiques d'hiver. Une histoire de droit, une histoire de passion.

M<sup>e</sup> Patrice Brunet garde encore aujourd'hui un souvenir inoubliable des Jeux olympiques d'Atlanta
Me Patrice Brunet garde encore aujourd'hui un souvenir inoubliable des Jeux olympiques d'Atlanta

Dans le bureau haut perché au centre-ville de Montréal, le fanion multicolore des Jeux olympiques d'Atlanta brise la sobriété ambiante. Autour de lui, en hommage au sport et à l'olympisme, les médailles, accréditations et autographes d'athlètes s'entassent comme autant de souvenirs. Des souvenirs que le principal intéressé prend plaisir à ressasser, les yeux brillants, le verbe actif.

À 32 ans, Patrice Brunet n'a rien de l'image typique du jeune avocat. Passionné de sport, pendant que ses collègues jouent au golf sur les plus beaux terrains du Québec en compagnie de leurs clients, lui, court les compétitions amateurs, triathlète accompli. Loin des grands cabinets, même sa pratique est dans une catégorie à part. Spécialisé en droit de l'immigration, il mène sa propre barque depuis son admission au Barreau et parle, non sans fierté, du cabinet Brunet & Associés.

Sémantique, lettres et voyages

Première génération d'avocat chez les Brunet, Patrice a tout de suite su qu'il aimerait le droit. « Aucun de mes parents n'était avocat, mais mon amour des lettres et de la sémantique m'a mené tout naturellement vers la profession. Et puis, ma grande sœur avait suivi ce chemin et ça me semblait super intéressant. »

Né à Montréal, il arpentera les corridors de l'Université de Montréal le temps de compléter son baccalauréat en droit et de s'acheminer, impatient, vers l'École du Barreau. Stagiaire dans un grand cabinet, il découvre ensuite le droit de l'immigration. Une pratique qu'il n'a jamais délaissée depuis. « J'ai tout de suite aimé le droit de l'immigration parce que beaucoup de facettes de cette pratique m'interpellaient. Non seulement il me permettait de faire du droit international, mais il me donnait surtout la possibilité d'être en contact direct avec mon client et de contribuer à l'amélioration de sa qualité de vie. C'est extrêmement positif et valorisant. »

Les multiples voyages que suppose la pratique ont fini de le convaincre. Globe-trotter invétéré, il apprécie en effet que son travail lui ait jusqu'à présent permis de visiter de nombreux pays. « Même si notre client est au bout du monde, il veut nous voir. En moyenne, je suis donc à l'extérieur du pays au moins sept jours par mois. Les voyages me permettent de me rapprocher du client, de confirmer certaines informations et aussi de développer mes affaires, parce que les visites à l'étranger sont aussi souvent l'occasion d'avoir d'autres mandats. »

L'engagement comme passe-temps

Si Patrice apprécie chaque jour davantage sa pratique et le fait d'avoir son propre cabinet, il n'a pas pour autant sacrifié tout le reste. Ainsi, malgré un horaire chargé, le sport et le bénévolat ont toujours occupé une place de choix dans sa vie. Ce sont d'ailleurs ses engagements bénévoles qui l'ont mené jusqu'aux Jeux d'Atlanta, en 1996. « J'ai toujours fait du sport. Comme j'étais très intéressé à m'impliquer dans ce domaine, je suis devenu membre du conseil d'administration de Triathlon Québec en 1993. Les choses ont ensuite déboulé très rapidement. De vice-président de Triathlon Canada en 1994, je suis devenu président du Comité constitutionnel de la Fédération internationale de Triathlon, puis membre du conseil d'administration de l'Association olympique canadienne. Grâce à la Fédération internationale j'ai aussi été nommé, en 1995, arbitre au Tribunal international du sport qui est l'équivalent de la Cour suprême du sport. On sous-estime très souvent à quel point notre bagage en tant qu'avocat peut être précieux pour les organismes à but non lucratif », lance-t-il, humblement.

P.7-2 picture

De conseil en conseil, Patrice a retenu l'attention des autorités si bien qu'en 1996, à peine trois ans après son entrée dans l'univers du sport amateur, il se faisait offrir de représenter les athlètes canadiens aux Jeux olympiques d'Atlanta. Une expérience dont il garde encore aujourd'hui un souvenir inoubliable. « C'est une expérience unique. On dispose d'une accréditation qui nous permet d'être dans le village olympique du début à la fin des jeux. On peut donc côtoyer les athlètes, les voir se préparer à chaque compétition, sentir la pression, voir la satisfaction. C'est difficile à expliquer. Je baignais dans les deux choses qui m'intéressent le plus: le sport et le droit. C'était extraordinaire. »

Quant au mandat, l'avocat chargé de représenter les athlètes doit voir à régler toutes sortes de problèmes pouvant impliquer un athlète canadien : du couvre-feu aux problèmes plus larges de règlements ou de médailles. Des responsabilités dont Patrice parle avec enthousiasme, d'autant plus que dans quelques jours, à Salt Lake City, l'occasion lui sera donnée de les assumer pour la deuxième fois. Il sera en effet de la prochaine aventure olympique. « Je n'avais pas pu représenter les athlètes à Sydney parce que mon bureau était en plein processus de fusion, mais quand on m'a offert d'être présent à Salt Lake, je n'ai pas pu dire non. Le contact avec les athlètes est formidable et le feeling trop fort pour résister. Je n'ai jamais pensé faire les olympiques un jour à titre personnel mais le fait d'être là et de savoir que mon intervention peut parfois permettre qu'une médaille soit maintenue est formidable. »

À quand la participation au Comité international olympique (CIO)? Probablement jamais, répond modestement le principal intéressé. « Le CIO n'est pas nécessairement un objectif pour moi. Je ne m'implique pas à des fins de carrière. Je le fais par simple intérêt pour le droit du sport international. Les olympiques sont des machines à fabriquer des héros. Les athlètes sont des exemples. Leur détermination m'habite chaque jour. Il me pousse à aller toujours plus loin. C'est déjà beaucoup. »

 

 
 

Retour au haut de la page

© Barreau du Québec 1996-2012