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Le terme existe depuis très longtemps. Au temps de la conquête normande (vers le Xe siècle), un « shérif » avait presque les pouvoirs d'un vice-roi. À la fin du XIXe siècle, le « shérif » était un gentilhomme provincial dont les fonctions annuelles étaient exercées en réalité par un « sous-shérif », généralement connu sous le nom de « sollicitor » dans le pays.
Le « shérif » avait à cette époque plusieurs fonctions: en plus de nommer les jurés, il recevait les juges de la couronne en tournée, il présidait aux élections, exécutait les jugements civils, veillait à l'exécution des sentences capitales, appréhendait les délinquants et s'occupait également de rassembler les troupes pour réprimer les troubles.
De nos jours, au Québec, loin de nous l'image du « shérif » dégainant ses deux pistolets pour faire respecter la loi. Le titre connaît en effet une acception : la fonction de « shérif » est d'une importance particulière en ce qui concerne la tâche d'assigner les candidats jurés. Par tirage au sort, le « shérif » dresse un tableau comptant environ 150 inscriptions, directement à partir de la liste électorale. C'est alors qu'on convoque au palais de justice les personnes figurant sur cette liste à une date déterminée dans la sommation, qui leur est justement envoyée par le « shérif ». Cette rencontre vise la sélection finale des jurés.
C'est également au « shérif » que revient la responsabilité d'accorder ou de refuser une exemption, après avoir examiné la demande d'une partie annexée à la sommation et la déclaration sous serment (affidavit).
Aux États-Unis, le « shérif » est un officier d'administration élu, ayant un pouvoir judiciaire limité ressemblant à celui du « shérif » québécois. *
Sources : Larousse du XXe siècle, site Internet d'Éducaloi (http://educaloi.qc.ca/).
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