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Place aux jeunes a permis au Barreau de Montréal de rassembler un nombre impressionnant d'institutions et de ressources œuvrant pour la jeunesse. |
Cette activité, organisée dans le cadre de la Semaine du Barreau de Montréal, a pris la forme d'un symposium participatif sur les droits des jeunes, leurs recours et responsabilités pour faire face aux réalités contemporaines que sont la discrimination, l'intimidation, le vandalisme, le monde de la rue et les relations avec l'autorité, tout en encourageant l'identification d'actions à favoriser dans leur milieu pour répondre en tant que citoyens responsables aux réalités décrites.
Cette initiative du comité de liaison avec le public a été menée par Me Ann Soden, coprésidente du sous-comité Place aux jeunes, avec Normand Bastien et Viviane Primeau, maintenant juges à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.
Place aux jeunes a permis au Barreau de Montréal de rassembler un nombre impressionnant d'institutions et de ressources oeuvrant pour la jeunesse.1 Les thèmes élaborés, s'inscrivant dans le cadre des priorités au programme du ministère de l'Éducation quant à l'éducation à la citoyenneté, visaient à promouvoir l'équité, la diversité culturelle ainsi que l'ouverture aux autres, tous des sujets importants pour les jeunes. Les intervenants présents devaient développer les thématiques en trois (3) temps: À vos droits, de façon à assurer la connaissance de base des droits (et responsabilités) des citoyens, prêtEs, afin de connaître un éventail de recours possibles dans les sphères légales, politiques, sociales ou de l'ordre des relations humaines et partez! pour entreprendre des actions démocratiques permettant d'affirmer ses droits, pour soi et pour l'amélioration de la société.
La journée débutait avec la présentation des divers ateliers par le biais d'une intervention théâtrale interprétée par un groupe d'élèves, encadrés et mis en scène par l'équipe Mise au jeu, qui assurait l'animation de la journée. Les jeunes participants avaient ensuite la possibilité de discuter des thématiques abordées sur une base égalitaire, avec les avocats et autres bénévoles (criminologues, travailleurs sociaux, juges, policiers, enseignants) appelés à partager leurs points de vue et leurs expériences en ateliers.
L'atelier sur les méthodes de résolution de conflits a particulièrement été apprécié par les jeunes, puisqu'il leur a permis de découvrir les avantages de la médiation, par opposition à un procès traditionnel à la cour pour une même cause: l'intimidation. Les participants ont nettement penché en faveur de la médiation, qui permet une approche plus flexible, moins intimidante et surtout, plus créative et qui permet à chacune des parties de conserver sa dignité. Toutefois, les jeunes ont également convenus que dans l'intérêt de la société, pour certains cas plus sérieux ou mettant en cause un récidiviste, le procès devant un tribunal est parfois nécessaire.
D'autres élèves, impliqués dans une lutte avec McDonald pour un salaire équitable, ont profité des ateliers pour en apprendre un peu plus sur la loi régissant le travail, les recours légaux à leur disposition et les différentes actions mobilisatrices possibles à mener dans la communauté.
La journée a donc beaucoup aidé les participants et ce n'est pas fini. Ceux qui souhaitent obtenir plus de renseignements pourront, grâce au Sous-comité des Jeunes conférences, profiter d'une conférence donnée par un avocat du Barreau de Montréal. Ces conférences, toujours très appréciées, se donnent dans les écoles et traitent de sujets aussi variés que le travail, la jeunesse et le système judiciaire en général.
Place aux jeunes a permis de sensibiliser les participants sur l'importance de se faire entendre, d'échanger leurs idées et sur la nécessité de collaborer, en tant que membres d'une communauté formée aussi bien d'anglophones que de francophones, au mieux-être de tous. Comme le soulignait M. Jean Bélanger, professeur au département des sciences de l'éducation de l'UQAM, « il est rare que nous laissions autant de place aux jeunes dans nos systèmes professionnels et encore plus que nous les sollicitions pour réfléchir aux solutions qui les concernent. »
Les jeunes ont pris conscience qu'en prenant la parole pour dénoncer l'intimidation et la discrimination, ils peuvent devenir des acteurs de changement. Certains se sont même montrés intéressés à joindre les rangs de groupes comme le projet L'Omission de la ViolencE (L.O.V.E.) ou le Projet prévention de la violence dans les relations amoureuses chez les jeunes, qui tenaient kiosque tout au long de la journée.
Selon Me Anne-Claire Perron, procureure de la couronne à la Chambre de la jeunesse, et Mme Patricia Bourgeois, du SPVM, la pertinence de cette activité est incontestable, « ...cela permet de démystifier la profession, d'enlever des préjugés au sujet des avocats, des tabous, des barrières ... rend la justice accessible, en utilisant une approche dynamique ... permet aux jeunes de prendre connaissance des organismes qui existent, de la place et du rôle de chacun dans la société et dans la vie... ». Par ailleurs, le fait que l'activité ait lieu au palais de justice de Montréal a été très apprécié de tous, pour sa symbolique. Pour plusieurs, il s'agissait d'une première visite dans un tribunal.
Mme Johanne Dugré, coordonnatrice au Service des ressources éducatives de la CSDM, rapportait que les élèves « ...ont grandement apprécié l'initiative heureuse du Barreau de Montréal qui, par cette réalisation, a fait preuve d'implication dans sa communauté. L'expertise développée par le Barreau de Montréal rendue accessible aux jeunes : voilà une avenue intéressante pour la formation générale des élèves qui ont acquis, lors de cette journée, des connaissances supplémentaires afin d'exercer pleinement leur rôle de citoyen responsable ».
Pour sa part, M. Gilles Lamirande, directeur à la Direction régionale de Montréal du ministère de l'Éducation, est d'avis que « la variété des personnes ressources ainsi que la pertinence des sujets traités ont fait de cet événement un grand succès ».
Le Barreau de Montréal est très bien positionné, en vertu de son expertise dans le domaine de la justice et des lois, pour inculquer à la jeunesse montréalaise et à son milieu, une culture d'intervention préventive, qui vise la citoyenneté responsable, mais par-dessus tout, le Barreau de Montréal est privilégié de pouvoir offrir ainsi ses services à la communauté et aux citoyens de demain.
1 . Les organismes suivants ont participé à l'activité : le ministère de l'Éducation, les cinq (5) commission scolaires de l'île de Montréal, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), la Société de transport de Montréal (STM), la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, la Ville de Montréal (Unité Graffiti), la Ligue des droits et libertés du Québec, la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, les Centres jeunesse de Montréal, l'Association des avocats et avocates en droit de la jeunesse, les Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw, l'Aide juridique, la Fondation de la tolérance, le projet L'Omission de la ViolencE (L.O.V.E.), la Direction de la santé publique de Montréal Centre via son programme de prévention de la violence dans les relations amoureuses des jeunes, le Bureau de consultation jeunesse, Tandem, les organismes Au bas de l'échelle, Trajet jeunesse et Roots of empathy de Toronto.
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