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Ma profession évolue... et moi?

Claude G. Leduc
L'excellence était au rendez-vous lors du congrès tenu à Montréal en 2001, alors que le bâtonnier Ronald Montcalm présidait les destinées de notre ordre professionnel. Plus de 650 personnes s'y sont inscrites, ce qui est un score tout à fait comparable aux années antérieures.

Mais compte tenu de toutes les énergies investies dans l'organisation de tels événements, le congrès annuel ne devrait-il pas réussir à réunir un nombre beaucoup plus important de membres? Une participation d'environ 4 % du membership, comme celle que l'on connaît depuis plusieurs années, justifie-t-elle la tenue d'un congrès de cette ampleur?

Nous avons voulu connaître vos besoins, savoir pourquoi vous y venez et pourquoi vous n'y venez pas. Est-ce une question de coûts? De disponibilité? De diversité de la formation qui y est offerte? De localisation?

Les services de la firme de sondage CROP ont donc été retenus et un sondage effectué au cours du printemps dernier auprès d'un échantillon de 400 membres, composé tant de membres qui avaient participé au cours des 3 dernières années à un congrès du Barreau que de membres qui n'y avaient pas participé.

À l'analyse des résultats du sondage, il semble que le Barreau devrait mettre ses énergies sur deux aspects bien précis de son congrès: les frais d'inscription et les sujets qui sont abordés dans le cadre des ateliers de formation. C'est en effet déterminant dans votre décision d'y participer ou non.

J'ai donc entrepris, avec l'aide de la présidente de mon comité organisateur du congrès 2003, Me Isabelle Roy, de tenter de trouver des solutions et nous avons ainsi pensé à un moyen original de diminuer les coûts, surtout pour les jeunes avocats et avocates. Puisqu'il est difficile de comprimer les dépenses générées par le congrès, tentons de trouver des moyens de financement. Et ainsi est née l'idée de la « loto-congrès » qui a cheminé jusqu'à ce que la Régie des alcools, des loteries et des courses accorde récemment au Barreau du Québec la licence nécessaire, en y accolant toutefois certaines conditions, dont celle voulant que les bénéfices tirés de cette loterie servent exclusivement aux jeunes membres de notre profession qui désireront participer à ce congrès.

Les billets sont d'ailleurs déjà en vente et nous sommes confiants que cette loterie générera suffisamment de profits pour nous permettre de réduire de façon substantielle les frais d'inscription pour la formation des jeunes avocats et avocates à ce congrès, qui se tiendra au Château Mont-Tremblant à la fin mai 2003.

Je suis absolument convaincu que le congrès annuel du Barreau est une occasion unique pour s'enrichir en suivant de la formation de pointe, mais aussi pour côtoyer des confrères et des consœurs, pour se rapprocher de son ordre professionnel et pour tâter le pouls de notre profession, laquelle est en constante évolution.

Je constate également que le Barreau doit se donner les moyens financiers d'être à l'avant-garde de la profession et surtout en mesure d'offrir à tous nos membres les outils et façons de faire pour que tous les avocats et avocates puissent répondre aux besoins de leurs clients, qui, eux-mêmes, sont souvent poussés par l'évolution rapide de la société.

Ainsi, il m'apparaît presqu'inévitable que la cotisation générale du Barreau du Québec doive être augmentée. Cela fait maintenant plus de quatre ans que les membres paient une cotisation annuelle de 548 $ au Barreau du Québec et si l'assemblée générale des membres du 1er juin 2003 entérine une hausse de la cotisation, celle-ci ne sera en application que pour la cotisation payable le 1er avril 2004. Cela fera donc six ans que la cotisation n'aura pas été actualisée. De combien sera cette augmentation, me demande-t-on? Pour le moment, je n'ai pas de réponse. Mais si jamais il y a une telle augmentation, elle devra être suffisante pour rattraper ces dernières années et permettre au Barreau de jouer pleinement son rôle pour les prochaines années.

Il s'agit là d'une raison supplémentaire pour laquelle vous devriez participer aux activités de votre ordre professionnel et je ne serai satisfait l'année prochaine, à la fin de mon mandat, que si en regardant dans la salle, à l'ouverture du congrès, je vois plein de nouveaux visages. Je saurai ainsi que nous avons réussi à vous convaincre de la pertinence d'assister au congrès de votre ordre professionnel et je serai heureux de vous y rencontrer personnellement.

Fièrement vôtre.

Le bâtonnier du Québec,
Claude G. Leduc

 

 
 

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