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Expression utilisée spécifiquement dans certains dossiers juridiques, le terme latin ad hoc signifie « pour cela », « en vue de cela », « à cet effet ». Attention, cette locution latine s'écrit en deux mots.
L'expression nous arrive par la voie juridique: en effet, au XIXe siècle, « un tuteur ad hoc » avait la responsabilité de représenter un enfant mineur, en cas de conflit avec son tuteur légal. Jadis également, lorsqu'on parlait d'un « homme ad hoc », c'est qu'on savait qu'on avait affaire à quelqu'un qui connaissait bien la matière spécialisée dans laquelle il oeuvrait.
De nos jours, et de manière générale, « répondre ad hoc » signifie répondre d'une manière directe et positive.
En réalité, sur le plan strictement juridique, cette expression latine qualifie un acte spécialement fait pour une formalité déterminée. Par exemple, un « mandat spécial » est un « mandat ad hoc ». Un « mandat ad litem » est nécessairement ad hoc: il a été fait pour la représentation d'une personne nommément désignée plaidant contre une personne, elle aussi nommément désignée relativement à une procédure bien précise.
Ad hoc est aussi utilisé pour caractériser une procédure d'arbitrage dont les parties n'ont pas confié l'organisation à une institution permanente spécialisée.
Bien qu'elle caractérise une mission particulière bien limitée dans son objet, l'expression juridique est aujourd'hui perdue de vue. On ne parlera plus guère d'un « administrateur ad hoc » ou d'un « mandataire ad hoc ».
Et si le mot a un écho souriant, c'est qu'il est l'homonyme d'un poisson (fumé en général) et d'un capitaine: il s'agit bien sûr du « Haddock », avec une orthographe toute différente!
Sources: Larousse du XXe siècle, site Internet de Parler au quotidien (Centre national de documentation pédagogique), site Internet du dictionnaire du droit privé de Serge Braudo.
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