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Il est de ces termes juridiques dont l'utilisation, tellement courante, nous fait oublier leur bon usage. Voyons donc quelques termes qui ne demandent dorénavant qu'à être utilisés adéquatement!
Le mot « aviseur » est un calque de l'anglais to advise et il faut l'éviter. En français, il est d'usage d'employer le nom de « conseiller » ou de « conseillère » pour désigner la personne dont le rôle est de donner des avis ou de faire des recommandations.
S'il s'agit d'un adjectif, on optera alors pour « consultatif » ou « consultative ».
On aura donc un « conseiller juridique » et non un « aviseur légal », car il ne faut pas oublier que légal n'a pas le sens anglais de « relatif à la profession d'avocat ou au droit » mais bien de « loi ». À ce titre, le terme « légal » devrait toujours s'employer pour désigner ce qui résulte de la loi, ce qui est conforme à la loi ou ordonné par celle-ci.
Ainsi, on utilisera les services d'une « conseillère technique » et non d'une « aviseure technique », et on demandera l'avis d'un « comité consultatif » et non d'un « comité aviseur ».
L'expression « clause orphelin » est, elle aussi, le calque de l'anglais orphan clause. Selon le contexte, on peut mettre l'accent sur les droits (c'est-à-dire la sécurité d'emploi, l'avancement, les avantages sociaux, etc.) ou sur le salaire. Il est donc logique d'utiliser plus d'un terme pour traduire orphan clause.
« Clause discriminatoire » et « clause restrictive » en sont des génériques. Il faut noter, toutefois, que « clause discriminatoire » est le terme à privilégier quand il est question des droits.
Par ailleurs, il est plus pertinent de parler de « clause de double échelle salariale » quand il est spécifiquement question des salaires.
Les verbes « seconder », « adopter » et « appuyer » sont souvent employés aléatoirement dans les comptes rendus ou les procès-verbaux d'assemblée.
Ils ont, en français, un sens précis qui ne correspond pas toujours au sens anglais. Le verbe « seconder » en est un bon exemple; il signifie « aider quelqu'un en l'assistant ». Par exemple, on dira: « Je vais vous seconder dans cette tâche difficile ».
On ne dira donc pas, lors d'une assemblée, qu'on « seconde une proposition », mais plutôt qu'« on appuie une proposition ». Seconder est, dans ce contexte, un calque de l'anglais to second.
Quant au verbe « adopter », il sert à indiquer qu'on approuve, en l'occurrence par un vote. Dans ce cas, il s'agit d'approuver soit un règlement, une résolution, un projet de loi ou une loi. En effet, on dira qu'« on adopte une loi », qu'« on vote une loi », et non pas qu'on « passe une loi », dont l'expression pourrait s'associer à celle de « se faire passer un sapin » ou encore à l'amusante « je vous en passe un papier »!
Sources: Radio-Canada, Le français au micro; Larousse du XXe siècle; site Internet de Parler au quotidien (Centre national de documentation pédagogique).
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