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NDLR Le bâtonnier de Montréal souhaite, par ce texte personnalisé, faire part de ses réflexions à quelques semaines de la fin de son mandat. Une année, dit-il, qui s'est avérée somme toute bien courte.
L'année est effectivement courte pour quiconque veut compléter le plus de projets possible dans un si court délai. J'avais pour ma part amorcé mon bâtonnat en exprimant le souhait de rapprocher le Barreau de Montréal de ses membres d'où qu'ils proviennent, d'assurer une mise à jour de la réglementation du Barreau de Montréal, d'accroître le leadership du Barreau de Montréal au sein de la grande famille du Barreau du Québec et de ne ménager aucun effort pour rehausser l'image de la profession auprès de tous les justiciables en favorisant entre autres la promotion du bénévolat des avocats du Barreau de Montréal.
La mise à jour de la réglementation du Barreau de Montréal est maintenant complétée et permettra, entre autres, à tous les membres de participer avec plus de facilité à l'exercice démocratique de l'élection de ses représentants, le cas échéant.
Appuyé par notre direction générale, la Tournée du bâtonnier qui s'est poursuivie tout au long de l'année m'a permis de communiquer personnellement avec les 10 600 membres du Barreau de Montréal lors de rencontres qui se sont tenues un peu partout sur le territoire du district de Montréal en fonction des intérêts spécifiques de chacun.
Ainsi, j'ai eu le privilège de rencontrer séparément les avocats des grands cabinets du centre-ville, ceux de cabinets de 20 avocats et moins, les avocats exerçant dans la fonction publique municipale, provinciale ou fédérale, les avocats de l'est et de l'ouest de la ville et finalement les contentieux d'entreprises privées et parapubliques. Le nombre de réponses et l'ampleur des réactions positives jumelés à la présence significative des membres du Barreau de Montréal à chacune de ces rencontres me permettent d'affirmer que la Tournée du bâtonnier de Montréal a constitué un événement utile, bénéfique et fort apprécié par le membership. Pour ma part, cet exercice m'a permis d'échanger librement avec les avocats provenant de tous les milieux afin, d'une part, de les renseigner sur des sujets d'actualité et de faire le suivi avec les autres instances du Barreau ou de la magistrature sur leurs préoccupations et leurs problèmes pointus. D'autre part, cela m'a permis de pouvoir valablement représenter tous les avocats de Montréal au sein du Comité administratif du Barreau du Québec, du Conseil général et auprès de toutes les autres instances devant lesquelles les intérêts des avocats de Montréal sont discutés.
La dernière année a également marqué l'instauration de la Chambre commerciale à la Cour supérieure du district de Montréal, initiative mise de l'avant par le Comité de liaison du Barreau de Montréal avec la Cour supérieure et qui a vu s'établir depuis le mois d'août dernier, une Chambre commerciale spécifiquement dédiée à certaines affaires de nature commerciale, qui saura bénéficier non seulement aux avocats pratiquant dans ce domaine, mais également à tous les justiciables dont les recours sont maintenant plus facilement introduits et gérés au sein de la Chambre commerciale.
La dernière année m'a également permis de m'assurer, de concert avec les représentants de la province et du Barreau de Québec, de la mise en marche du Centre d'accès à l'information juridique (CAIJ) dont j'ai signé les documents d'incorporation le 1er décembre 2001. Ainsi, avec la direction provisoire, nous n'avons ménagé aucun effort pour nous assurer que cette nouvelle structure, que certains pourraient qualifier d'ambitieuse et d'innovatrice, puisse démarrer dans l'esprit et selon les principes directeurs énoncés à l'origine, à savoir une indépendance totale d'opération, une direction gérée par des gens d'affaires et des professionnels de l'information juridique afin d'assurer à l'ensemble des avocats de la province de Québec, des services d'information juridique de première qualité aux moindres coûts possibles. Notre travail servira également à protéger le plus grand actif versé par le Barreau de Montréal, soit sa bibliothèque qui sera toujours le phare de référence aux côtés de la bibliothèque du Barreau de Québec et des bibliothèques de l'ancien réseau d'information juridique du Québec.
Ainsi, selon les objectifs que je m'étais fixés, le Conseil d'administration du CAIJ est à toutes fins pratiques complété par des gens d'affaires et des professionnels réputés dans leur domaine et qui sauront perpétuer la mission initiale de cette nouvelle société dont l'indépendance d'administration a maintenant été consacrée dans le meilleur intérêt de tous les avocats.
Il serait beaucoup trop long et fastidieux de reprendre et de décrire toutes les activités et toutes les fonctions que j'ai eu le privilège d'assumer durant la dernière année, mais qu'il me suffise de référer aux nombreuses prestations de serments individuelles et collectives des nouveaux avocats, de la présence aux cérémonies de prestation de serment des juges de toutes les cours, de ma participation aux séances du comité administratif du Barreau du Québec, de la présidence de nombreux comités des requêtes, de la représentation de tous les avocats de Montréal aux cérémonies protocolaires ici et à l'étranger, à ma participation au premier Sommet des bâtonniers des grandes villes mondiales. J'ai tenté d'apporter aux affaires du Barreau une vision représentative des avocats de Montréal par la modération, la transparence, quelque fois par l'intensité, mais toujours avec détermination dans le meilleur intérêt de nos membres. Le respect, l'amitié et même, dans certains cas, la complicité qui ont marqué mes rapports étroits avec tous les autres bâtonniers de la province ont sans aucun doute favorisé l'avancement des dossiers et je les en remercie.
« Y a-t-il un volontaire dans la salle? » C'est en ces termes que j'amorçais la séance traditionnelle de l'ouverture des tribunaux au Barreau de Montréal au mois de septembre dernier durant l'année du bénévolat, tel que décrété par l'Organisation des Nations unies. Je m'en voudrais donc de ne pas souligner la participation de centaines d'avocates et d'avocats du Barreau de Montréal aux 35 comités permanents du Barreau, à la Semaine du Barreau de Montréal et à plusieurs autres activités para-professionnelles. Cette participation, si minime soit-elle, des avocats du Barreau de Montréal au bénévolat pour leur ordre professionnel aura pour résultat d'en rapprocher les membres, de faire connaître la profession et ainsi, de redorer le blason de l'avocat dont la profession selon moi est encore l'une des plus nobles à laquelle un individu puisse accéder aujourd'hui.
À ce titre, j'aimerais souligner le travail des avocats bénévoles au comité ad hoc du Barreau de Montréal sur la réforme de la procédure civile. Leur travail professionnel m'a permis, dans le cadre de la réforme proposée par le ministre de la Justice en novembre 2001, d'amorcer un dialogue personnel avec le ministre afin d'assurer que les préoccupations de nos membres soient bien entendues et acceptées. Le Barreau de Montréal a ainsi pu participer, pour la première fois aux côtés du Barreau du Québec, à la réunion du comité tripartite barreau/magistrature/ministère de la Justice qui s'est tenue le 22 février dernier. Cette rencontre harmonieuse s'est soldée par une entente afin de maintenir, entre autres, la discrétion judiciaire dans l'appréciation des délais nécessaires pour inscrire les causes pour enquête et audition.
Mon passage privilégié aux affaires du Barreau m'a permis de constater à quel point non seulement les membres du Barreau de Montréal, mais également l'ensemble des membres de la profession en province, témoignent d'une vitalité et d'un professionnalisme qu'il est réconfortant de constater et qui nous permettent d'envisager l'avenir avec optimisme tant et aussi longtemps que les avocats eux-mêmes se chargeront de maintenir les plus hauts standards de qualité sans sacrifier pour autant le volet bénévole de notre profession.
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