ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
« Notre membership est composé de juristes, pour une très large part d'avocats, qui oeuvrent en pratique privée ou dans des entreprises culturelles», souligne Me Nathalie Chalifour, présidente fondatrice de l'Association des juristes pour l'avancement de la vie artistique.
L'organisme fondé en 1997 compte une centaine de membres. «L'Association crée des liens pratiques avec l'industrie et les artisans, affirme la présidente. Il arrive souvent que nos conférences ne portent pas spécifiquement sur le droit. Elles permettent aux avocats qui travaillent dans le domaine de bien comprendre le fonctionnement et les besoins concrets du milieu culturel. Cela facilite la transposition des besoins dans un langage juridique.»
La pratique en droit du divertissement ne se limite pas au droit d'auteur. «Elle touche aussi le droit des affaires et le droit commercial, par exemple, mais appliqués au milieu artistique», mentionne Me Chalifour.
Les conférences organisées par l'AJAVA, quatre ou cinq par année, sont souvent très animées. «Nous invitons quelques panélistes à présenter leur analyse et à débattre entre eux, mais nous donnons rapidement la parole aux gens de la salle pour discussion avec les panélistes. Ces activités rejoignent généralement une soixantaine de personnes.»
L'organisme prépare au besoin des conférences sur les développements récents en droit du divertissement. Elles sont organisées en collaboration avec le Service de la formation permanente du Barreau du Québec. La prochaine aura lieu le 2 mai 2003, à Montréal.
Se tenait à la fin janvier une journée d'étude pour comparer les industries cinématographiques slovaque et québécoise. Me Normand Tamaro, membre du conseil d'administration de l'AJAVA, a organisé cette journée. Le Rendez-vous du cinéma québécois sera une autre occasion d'intervention pour l'organisme.
Le secteur du droit du divertissement n'est pas saturé. « Il y a place pour de nouveaux avocats dans ce domaine », estime Me Nathalie Chalifour. «Le milieu artistique s'est raffiné sur le plan législatif. Il y a plus de lois, de règlements et de conventions à analyser et à appliquer. Les intervenants sont très sensibles à l'enjeu juridique. Les institutions financières et gouvernementales sont plus exigeantes aussi depuis vingt ans. Les artistes eux-mêmes sont aussi plus sensibilisés à leurs droits. Après avoir été victimes d'abus, ils sont devenus plus conscients que le recours aux avocats et aux comptables peut éviter les insatisfactions et d'éventuels conflits. »
« Pour réussir une pratique en droit du divertissement, l'avocat doit aimer, comprendre et savoir parler le langage des artisans, précise Me Chalifour. Il doit s'intéresser à leurs activités et à leurs projets. Ce sont des gens qui expriment davantage ce qu'ils ressentent. Le contact en est plus chaleureux avec le producteur comme avec l'artiste.»
« L'avocat doit aussi savoir imposer sa personnalité et ses limites. Son mode de vie n'est pas nécessairement le même que celui du milieu culturel. Nous devons faire comprendre aux gens que nous ne sommes pas leur agent, même s'il nous arrive de jouer ce rôle et que nous le faisons avec plaisir. »
Lors de la dernière assemblée générale annuelle de l'organisme, en novembre dernier, les membres ont voté une hausse de la cotisation, qui passe de 20 $ à 35 $ par année. « La cotisation est modeste, affirme la présidente de l'AJAVA. Nous voulons permettre à tous les juristes qui pratiquent dans ce milieu de devenir membres de notre organisme. Nos activités sont peu chères. Elles sont gratuites pour les membres et coûtent dix dollars aux non-membres. »
Au conseil d'administration, Me Nathalie Chalifour est entourée de Me Normand Tamaro, Me Mylène Cyr, Me Danielle Dicaire, Me Louis-Philippe Gratton, Me Éric Lefebvre, Me Florence Lucas et Me Liliane Tremblay. Ils en sont à la deuxième année d'un mandat de deux ans. Me Gratton gère le site web de l'organisme.
Pour plus d'informations : Me Nathalie Chalifour, (514) 871-2800.
L'Association des avocates et avocats en droit familial du Québec invite ses membres à participer au Colloque sur l'expertise en matière de garde d'enfant, organisé par l'Association des centres jeunesse du Québec, les 6 et 7 février 2003 à l'hôtel Crown Plaza Métro centre, situé au 505 rue Sherbrooke est, à Montréal. Pour informations : (514) 842-5181.
© Barreau du Québec 1996-2012