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Le PAMBA disponible aux étudiants de l'École du Barreau

Une ressource sur mesure

Natalie Garneau, avocate

Aider les membres du Barreau à passer à travers certaines difficultés de la vie, c'est la mission que s'est donnée le Programme d'aide aux membres du Barreau du Québec (PAMBA), explique Me Guy Quesnel, gestionnaire du programme. Que vous soyez au Japon ou à Montréal, si vous éprouvez un problème d'ordre psychologique, le PAMBA a les ressources pour vous venir en aide. »

« Si vous éprouvez un problème d'ordre psychologique, le PAMBA a les ressources pour vous venir en aide », rappelle M<sup>e</sup> Rolland Boudreau
« Si vous éprouvez un problème d'ordre psychologique, le PAMBA a les ressources pour vous venir en aide », rappelle Me Rolland Boudreau

« Le programme s'adresse bien sûr aux membres du Barreau et, depuis juillet 2001, à leur conjoint également, souligne Me Rolland Boudreau, c.r., président du PAMBA. Les services offerts par le biais du PAMBA ne sont cependant pas disponibles aux enfants des membres du Barreau. Depuis le 28 octobre dernier, le PAMBA permet aux étudiants inscrits à l'École du Barreau de profiter du programme, à l'instar de ce qui se fait dans les associations du même type aux États-Unis.

Les demandes d'aide se font, dans un premier temps, par le biais d'un service téléphonique gratuit, offert 24 heures sur 24, tous les jours. « L'intervenant reçoit l'appel, évalue les besoins et offre les ressources appropriées, ceci dans la plus stricte confidentialité », insiste Me Boudreau.

Les ressources mises à la disposition de la personne qui demande de l'aide sont variées: médecins, psychologues, travailleurs sociaux et groupes bénévoles d'entraide du type Juri-secours, Alcooliques anonymes, Narcotiques anonymes, Dépressifs et maniaco-dépressifs anonymes.

Le PAMBA a de plus retenu les services de deux entreprises dans le secteur de la santé en mesure d'intervenir rapidement. Le programme assume le coût des trois premières entrevues avec les professionnels requis auxquelles peuvent s'ajouter trois rencontres additionnelles lorsque nécessaire. Un fonds spécial a également été créé afin de permettre aux avocats qui n'en ont pas les moyens d'entrer en maison de thérapie. Cette aide se traduit par le prêt de la somme requise.

Depuis son lancement en 1996, le PAMBA a répondu à 1157 demandes d'aide. Au fil des ans, les statistiques démontrent que les membres du Barreau ont de plus en plus recours aux services offerts, que ce soit par exemple pour un problème majeur de pensées suicidaires ou pour un stress passager engendré par un ado qui nous cause du souci...

Les demandes d'aide se répartissent à peu près également entre hommes et femmes et à travers les groupes d'âge. Cependant le groupe d'âge des 55 ans et plus ne représente que 6 % des appels. Serait-ce parce que certains sont plus réticents à demander de l'aide ou parce qu'avec le temps les choses rentrent dans l'ordre ? Parmi les principaux problèmes, le stress se trouve en tête de liste, suivi par la dépression et les problèmes liés au travail et à la famille.

Contrairement à l'idée que se font plusieurs membres de la communauté juridique, le PAMBA n'est donc pas destiné uniquement aux personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou d'alcoolisme, qui ne constituent que 10 % des appels.

Pour les petits et grands maux

Geneviève (nom fictif) est une avocate ayant eu recours au PAMBA à deux occasions. Professionnelle durant une dizaine d'années dans un secteur n'ayant rien à voir avec le droit, elle entreprend des études juridiques alors qu'elle est mère d'un jeune enfant.

« Après toutes ces années de travail dans le même milieu, j'avais l'impression d'avoir accompli ce que j'avais à accomplir. J'avais fait le tour du jardin en quelque sorte. Je me disais que si c'était à recommencer, je ferais des études de droit. Plutôt que de rêver seulement, j'ai décidé de réaliser mon rêve. Mais au moment où j'ai choisi d'entreprendre ces études, mon conjoint décidait de lancer sa propre entreprise, il devait donc consacrer énormément d'heures à son projet. » Elle réussit pourtant à terminer ses études en conciliant travail à temps partiel, vie familiale et naissance d'un deuxième enfant.

Une fois son stage de formation terminé, elle se retrousse les manches et s'associe à une amie rencontrée à l'École du Barreau pour lancer sa pratique privée. Durant les mois qui suivent, elle travaille d'arrache-pied pour de maigres revenus tout en s'occupant de sa famille... mais son nouveau travail la passionne et elle a l'habitude de mener plusieurs tâches de front.

Après deux années de travail acharné, son monde s'écroule. Pour cette femme qui avait toujours réussi ce qu'elle entreprenait tant professionnellement que sur le plan des relations interpersonnelles, c'est l'échec. « J'ai appelé le PAMBA. C'est Me Quesnel qui a répondu, il m'a longuement écoutée puis organisé une consultation avec une psychologue. »

« J'étais démolie et je souffrais à un point tel que je voulais mourir pour que la douleur cesse. Durant quatre ou cinq mois, je n'ai pas pu travailler, j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Ma psychologue m'a aidée à développer des stratégies, m'a appris à prendre ma place plutôt que de la céder. J'ai aussi compris que je devais déléguer. Puis, au fil du temps, j'ai réalisé que la pratique privée ne convenait pas à ma personnalité. J'aime voir des gens, être entourée de monde. Être seule dans un bureau avec une petite radio, ce n'est pas pour moi. Le soutien de ma psychologue m'a aidée à identifier quel genre de travail correspondait à mes aspirations puis à passer à l'action. J'ai finalement obtenu un emploi dans un secteur du droit qui me passionne, dans un milieu qui me plaît. »

On peut joindre le servi-ce du PAMBA au (514) 286-0831 et sans frais au 1-800-747-2622.

 

 
 

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