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Barreau des Laurentides-Lanaudière

Louis Baribeau, avocat
La section des Laurentides-Lanaudière possède une tradition extraordinaire d'avocats et d'avocates dévoués à la cause des jeunes. Un de ceux ayant laissé sa marque auprès des jeunes est Me Claude-Édouard Hétu, qui a commencé à pratiquer le droit à Joliette en 1947, l'année suivant la toute première assemblée du Barreau des Laurentides.

Le conseil du Barreau des Laurentides-Lanaudière. Dans l'ordre habituel : M<sup>e</sup> Normande Savoie, M<sup>e</sup> Benoit Lemire, M<sup>e</sup> Jean Roy, M<sup>e</sup> Jocelyn Roy, M<sup>e</sup> Diane Legault, M<sup>e</sup> Jean Yanakis, M<sup>e</sup> Claudette Vincelette et M<sup>e</sup> Lucie Ratelle. M<sup>e</sup> Stéphane Drouin, M<sup>e</sup> Maria D'Onofrio et M<sup>e</sup> Jimmy Vallée n'apparaissent pas sur la photo
Le conseil du Barreau des Laurentides-Lanaudière. Dans l'ordre habituel : Me Normande Savoie, Me Benoit Lemire, Me Jean Roy, Me Jocelyn Roy, Me Diane Legault, Me Jean Yanakis, Me Claudette Vincelette et Me Lucie Ratelle. Me Stéphane Drouin, Me Maria D'Onofrio et Me Jimmy Vallée n'apparaissent pas sur la photo

Me Hétu a exprimé son amour pour les jeunes pendant sa présidence de la Commission scolaire de Lanaudière en lançant la construction de deux écoles et pendant sa présidence du Service social de Joliette en initiant la mise en place des Pavillons Jeunesse. Il a aussi manifesté sa sensibilité à l'égard des problèmes vécus pas les jeunes dans ses fonctions de juge de la Cour du Bien-être social, l'ancêtre de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec où il a été nommé en 1968.

La section qui depuis 1987 porte le nom de Barreau des Laurentides-Lanaudière couvre les districts judiciaires de Joliette, Terrebonne et Mont-Laurier lesquels sont desservis par trois palais de justice. Le territoire de la section est délimité par Berthierville, Repentigny, Joliette, Saint-Jérome, Mont-Laurier et Saint-Michel des-Saints jusqu'à la réserve indienne de Manoine, précise le bâtonnier de la section, Me Jean Yanakis. « Les avocats y pratiquent surtout les droits familial, criminel, civil ainsi que le droit commercial pour les PME avec un volet agricole et forestier », remarque-t-il.

Le cabinet fondé par Me Claude-Édouard Hétu dans la section il y a 55 ans existe toujours. Son gendre Me André Asselin assure la relève avec Me Louis-François Asselin et Me Pierre-Édouard Asselin, deux petits-fils qui ont repris le flambeau de la cause des jeunes en s'impliquant au conseil d'administration de la Fondation Claude-Edouard Hétu, parrainée par les centres jeunesse de Lanaudière.

Me Louis-François Asselin préside le conseil d'administration de cet organisme sans but lucratif, épaulé à la vice-présidence par un confrère de la section, Me Claude Saint-Laurent. « La Fondation a mis sur pied un programme pour contrer la violence dans les écoles primaires, de mentionner Me Louis-François Asselin. Nous collaborons avec des commissions scolaires qui ont ciblé des écoles où il y a de la violence, comme du taxage ou des gangs. Le programme a cours dans deux écoles primaires de Terrebonne où nous formons des éducateurs qui ensuite forment des élèves. » Les objectifs sont d'aider les jeunes à reconnaître la violence, à prendre conscience des émotions qu'ils vivent dans les rapports de force, à identifier les conséquences d'un comportement violent et de leur proposer des comportements pacifiques.

Un deuxième programme mis sur pied par la Fondation vise à intégrer au marché du travail des jeunes de 16 à 17 ans ayant des difficultés à l'école, poursuit Me Asselin. « On rémunère un intervenant pour accompagner deux ou trois jeunes à qui on verse un petit salaire, en souhaitant que les entreprises les engagent à la fin du programme », précise-t-il. Pour financer ses activités, la Fondation a organisé en octobre dernier un casino avec l'aide d'une quinzaine d'avocats.

Elle est devenue un allié précieux pour les centres jeunesses de la région, qui « ont les plus petits budgets alloués par le gouvernement alors qu'ils figurent parmi ceux qui ont le plus de jeunes en difficulté », ajoute Me Asselin.

Me Anne-Marie Coutu sait de quoi il en retourne. Issue d'un milieu favorisé, mais voulant savoir ce qu'il en était des milieux défavorisés, elle a accepté il y a environ 5 ans l'offre de siéger au conseil d'administration du Centre jeunesse Lanaudière.

« Au début, cela me faisait dresser les cheveux sur la tête de voir l'argent qui manquait pour s'occuper des familles », raconte-t-elle. Les intervenants sont surchargés de travail. Trop de temps s'écoule entre le signalement d'un enfant et la prise en charge par un intervenant. Le territoire à couvrir est immense. « Il faut aller voir des familles dans le fond des bois. Est-ce que les décideurs en haut de la pyramide au gouvernement ont vraiment conscience de cette réalité? Cela coûte plus cher qu'en ville... c'est certain. »

Me Anne-Marie Coutu, a œuvré dans une des plus grandes études légales de Montréal en droit commercial avant de venir pratiquer dans son patelin natal à Saint-Donat dont elle préside la chambre de commerce locale. Elle s'est retrouvée comme un poisson hors de l'eau parmi les autres administrateurs issus du milieu de l'éducation.

« J'ai pris le parti de quelqu'un de l'extérieur du système qui apporte un éclairage différent, expose-t-elle. Une de mes contributions au conseil d'administration a été notamment de dire que j'étais dépassée par la bureaucratie dans ce milieu. »

Au Centre jeunesse Lanaudière, les administrateurs tout comme les intervenants mettent leur sensibilité au service de la cause des enfants. « Il faut regarder au-delà des chiffres, soutient Me Coutu. On se sert de notre coeur pour faire bouger les choses. »

Elle a observé cette même sensibilité chez les intervenants. « Pour travailler avec les jeunes en difficulté, ça prend de la patience et ça prend aussi la vocation », ajoute-t-elle.

Entre les deux grands pôles que sont Joliette et Saint-Jérôme, pôles qui regroupent une grande partie des 750 avocats de la section, à Repentigny des membres du Barreau font leur part pour aider les personnes démunies financièrement.

Ainsi, depuis 1993, Me Claude Savoie organise avec d'autres avocats de son cabinet un « 5 à 7 » annuel où sont conviés des confrères, consoeurs et clients au profit de la Société Saint-Vincent-de-Paul et d'un organisme d'aide aux femmes violentées. L'événement rapporte environ 1200 $.

Dans la section des Laurentides-Lanaudière, une autre famille de juriste, les Yanakis se consacre à une cause commune... celle des avocats. Le bâtonnier Me Jean Yannakis est le frère de l'ex-bâtonnier, Me Paul Yanakis, maintenant président de l'Association des avocats et avocates de province.

Me Jean Yanakis veut instaurer pour les justiciables impliqués dans une cause aux petites créances un services de consultation juridique par des avocats.

Ce nouveau défi rapprochera sans aucun doute les justiciables des membres du Barreau.

 

 
 

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