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Barreau de Longueuil

Louis Baribeau, avocat

Quinze barreaux plus tard, notre tournée prend fin ici. Au fil de cette chronique, j'ai constaté avec vous les liens qui unissent les barreaux régionaux, les bureaux d'aide juridique locaux et les avocats à la communauté. Les membres du Barreau s'impliquent dans tous les domaines d'activités, dans les corps politiques et les sociétés de développement économique, de même qu'auprès des organismes de bienfaisance et dans le monde communautaire et culturel... Merci à tous ceux qui ont inspiré cette chronique et à tous les autres!

Il y a quinze ans cette année, un groupe d'avocats de la section de Montréal, lors de la construction du palais de justice sur la Rive-sud, a demandé et obtenu la création du Barreau de Longueuil. « Nous étions confondus dans la masse des 8 000 avocats de Montréal et nous voulions créer un esprit de solidarité entre tous ceux qui pratiquaient sur la Rive-sud », rappelle Me Noël Leclerc, qui a présidé le comité pour la formation du Barreau de Longueuil et qui est devenu ensuite le premier bâtonnier de la section.

Le Conseil du Barreau de Longueuil. Première rangée, de gauche à droite: M<sup>e</sup> Benoit Gariépy, M<sup>e</sup> Marco Labrie, la bâtonnière M<sup>e</sup> Jocelyne Pepin, le bâtonnier sortant M<sup>e</sup> Gaston Gauthier et M<sup>e</sup> Hélène Maillette. Deuxième rangée, M<sup>e</sup> Richard Marleau, M<sup>e</sup> Pierre Bourbeau, M<sup>e</sup> Catia Larose et M<sup>e</sup> Sylvie Harvey
Le Conseil du Barreau de Longueuil. Première rangée, de gauche à droite: Me Benoit Gariépy, Me Marco Labrie, la bâtonnière Me Jocelyne Pepin, le bâtonnier sortant Me Gaston Gauthier et Me Hélène Maillette. Deuxième rangée, Me Richard Marleau, Me Pierre Bourbeau, Me Catia Larose et Me Sylvie Harvey

Avec ses 850 membres, la section est aujourd'hui la quatrième en importance au Québec. Longueuil couvre le district judiciaire et la municipalité du même nom et s'étend à l'ouest jusqu'à La Prairie, incluant Boucherville au nord, Saint-Bruno à l'est, Chambly et Carignan au sud.

Les avocats de Longueuil s'impliquent dans de nombreuses activités de vulgarisation juridique atteignant leur point culminant au printemps durant les Journées du droit. Les avocats y prononcent des conférences sur des sujets juridiques intéressant le grand public, donnent des consultations juridiques gratuites et tiennent des procès et séances de médiation simulés. « Par ces simulations, nous voulons montrer le travail des avocats et dédramatiser ce qui se passe à la cour », explique la co-présidente de l'événement, Me Mylène Petitpas.

Les consultations juridiques gratuites seront bientôt accessibles tout au long de l'année au palais de justice, par exemple un après-midi à toutes les deux semaines. Nous travaillons à mettre ce système sur pied, dit la bâtonnière de Longueuil Me Jocelyne Pepin. « Il y a beaucoup de droits qui se perdent et puis les gens qui n'engagent pas d'avocats sont mal préparés ce qui fait perdre du temps aux juges », explique-t-elle.

Conférences de vulgarisation juridique

Des avocats font de la vulgarisation juridique en dehors du cadre des services offerts par le Barreau, comme Me Jean-Louis Darveau de l'aide juridique de Longueuil. Ce chroniqueur qui participait à l'émission « Justice pour tous », alors animée par Louis-Paul Allard, donne maintenant des conférences d'information en droit social aux bénéficiaires d'organismes communautaires comme à la soupe populaire Le Repas du passant. Il affirme que cela fait partie de la mission des avocats de l'aide juridique d'informer les gens.

Chacune de ses conférences dure entre 1 h 30 et 2 h. « Ça prend une certaine technique pour captiver ces gens, explique-t-il. Je découpe ma conférence en petites périodes. D'abord, je leur donne les grandes lignes d'une loi sociale pendant une vingtaine de minutes, ensuite je les écoute parler de leurs problèmes pendant une vingtaine de minutes et ainsi de suite. Quand je vois les gens s'endormir, je leur raconte un cas captivant. Lorsqu'une question est trop complexe pour être discutée en groupe, je suggère à la personne de passer à mon bureau pour en parler. » Il lui arrive d'amener avec lui un stagiaire à qui il confie une partie de l'animation de la rencontre.

Une autre membre du Barreau de Longueuil, Me Lise Drouin, offre ses services de conférencière à des groupes féminins en droit de la famille par l'intermédiaire d'Inform'elle, un organisme qui administre une ligne téléphonique d'information et d'orientation juridique pour les femmes.

« L'exigence préalable pour faire ces conférences est de vouloir donner du temps sans penser à être rémunéré. On doit aussi choisir un domaine dans lequel on est à jour », dit-elle. Lors de la conférence, elle s'efforce d'expliquer les concepts juridiques avec des termes facilement compréhensibles. Elle distribue aux participants des publications gouvernementales et leur donne les coordonnées des organismes publics où ils peuvent s'adresser pour plus d'information.

Implication auprès des jeunes

Le Barreau de Longueuil investit également dans la cause des jeunes. L'an dernier, en collaboration avec le Jeune Barreau, il a organisé le concours « Modicus », inspiré de la série télévisée « Génies en herbe ». En premier lieu, des avocats ont donné un cours accéléré sur le droit de la jeunesse et le droit de la famille dans des maisons de jeunes. Ensuite, les maisons se sont affrontées les unes aux autres dans un jeu questionnaire sur les thèmes abordés lors des conférences. La joute finale, animée par le juge coordonnateur de la Cour du Québec pour la Montérégie Claude H. Chicoine, a été présentée aux Journées du droit. « Cela a été notre façon d'entrer dans les maisons et d'avoir l'attention des jeunes pour les sensibiliser au droit », souligne la première conseillère Me Sylvie Harvey, qui était responsable de ce projet.

Dans le cadre de la semaine « Carrières et professions » organisée en collaboration avec le ministère de l'Éducation, la bâtonnière va bientôt inviter, des jeunes à visiter le palais de justice et à rencontrer un juge, des greffiers, huissiers-audienciers et avocats pour connaître leur travail.

De plus, à chaque rencontre sociale entre les avocats de la section des fonds sont recueillis pour l'organisme Opération Enfant Soleil qui vient en aide aux enfants malades. La section se joint pour la première année à ce projet initié il y a trois ans au Jeune Barreau. « On voulait se donner une vocation sociale. Comme on est à l'âge d'avoir des enfants, notre association avec Opération Enfant Social nous est apparue naturelle », souligne Me Catia Larose, présidente du Jeune Barreau de Longueuil.

L'implication des avocats auprès des jeunes et dans des activités de vulgarisation juridique aura consolidé les liens du Barreau de Longueuil avec la communauté.