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Depuis le blitz publicitaire percutant de l'avocat qui, lors d'un repas au restaurant plaide sa cause en attaquant haut et fort la mouche dans l'assiette de spaghetti de son beau-frère, la campagne d'information de l'assurance juridique s'est fait remarquer cet automne à la télévision. En renforcement de cette publicité, le Barreau a mis en service, le 1er octobre dernier, en collaboration avec la Corporation de services du Barreau, une ligne d'information accessible gratuitement dans tout le Québec : le 1 866 954-3529.
C'est une avocate, Me Céline Dauphinais, qui répond aux appels. Son travail consiste, en priorité, à faire connaître le produit, à expliquer le fonctionnement de l'assurance juridique et à le vulgariser. Elle sait bien quoi et comment répondre, fait valoir Me Robert Primeau, directeur général de la Corporation de services du Barreau du Québec. « Me Dauphinais est la personne toute désignée pour bien informer les gens. Elle a travaillé pendant une quinzaine d'années sur un plateau d'information offrant de l'assistance juridique. »
Me Dauphinais, qui reçoit de 35 à 75 appels par jour, assure que l'assurance juridique, bien qu'encore mal connue, suscite des réactions fort positives parmi les citoyens : « Les gens sont surpris et sont contents d'apprendre que leurs frais d'avocat sont payés par l'assureur. L'accessibilité à un avocat à peu de frais les emballe et ils veulent s'assurer! Ils sont également agréablement surpris de savoir qu'ils ont le choix de leur avocat. Ils trouvent aussi qu'ils obtiennent beaucoup de services en contrepartie du paiement d'une prime modique, très accessible » souligne l'avocate.
Plus de la moitié des appels (environ 65 %) proviennent de gens curieux qui veulent s'informer à la suite de la publicité télévisée, faite à dessein pour intriguer. Les questions les plus fréquemment posées? « Qu'est ce que c'est l'assurance juridique? Est-ce que cela peut m'être utile? » Souvent la personne qui appelle soumet un litige déjà né : « J'ai des problèmes avec mon propriétaire ou avec mon locataire, est-ce couvert? »
D'autres types de litiges soulèvent des questions de vices cachés, de troubles de voisinage, d'indemnités de remplacement du revenu à la suite d'un accident d'auto ou d'un accident ou maladie du travail. Peu importe le besoin, Me Dauphinais prend toujours le temps d'expliquer : « Ce litige ne sera pas couvert à cause du délai de carence inhérent à toute police d'assurance. Or, la personne n'est pas découragée pour autant. Au contraire, elle est sensibilisée au produit et voit la pertinence de s'assurer pour l'avenir. » L'avocate fait un suivi approprié pour chacun des appels en envoyant le dépliant ou en suggérant une visite sur le site Internet http://www.assurancejuridique.ca, au choix ou les deux. « Parfois, le litige n'est pas encore né et c'est un cas où l'assurance juridique pourra être utilisée. Alors, à la suite de l'appel, le citoyen va vouloir souscrire à l'assurance. »
Une autre catégorie d'appels provient de gens qui posent des questions avec le dépliant en main ou après avoir visité le site, ou encore ce sont des gens qui sont prêts à souscrire l'assurance juridique, qui magasinent et qui désirent comparer les produits disponibles. Ils représentent ensemble 25 % des appels reçus et leurs questions sont plus pointues, explique Me Dauphinais : « Puis-je souscrire à une assurance juridique autrement qu'en complément d'une assurance habitation? Où puis-je souscrire une telle assurance? En fait, ces gens informés veulent discuter avec une personne impartiale qui connaît bien les produits. Je les éclaire et je les renvoie à l'assureur ou au courtier. » Il existe plusieurs distinctions entre les produits, souligne l'avocate très bien informée. Un exemple? « Certains assureurs vont accepter une souscription d'assurance juridique seulement au renouvellement de la police habitation, d'autres vont accepter de fournir l'assurance juridique avant ce terme, avec ou sans police complémentaire », relève Me Dauphinais.
En plus de la protection assurance proprement dite, l'assuré bénéficie également d'une protection assistance juridique, une valeur ajoutée à la police qui permet à l'assuré de prendre contact par téléphone avec un avocat désigné par l'assureur. Tous les domaines du droit peuvent alors être abordés, droit du travail, de la personne, des biens, droit de la faillite, de l'immigration, ainsi que le droit de la famille, ce domaine généralement exclu des litiges couverts par la police. « L'assistance juridique est un plus qui exerce un attrait indiscutable auprès des gens. Ils ont besoin qu'on réponde à leurs questions et l'assistance juridique représente un élément important les incitant à souscrire à l'assurance juridique », fait valoir Me Dauphinais.
Les gens sont parfois mêlés entre l'aide juridique, l'assurance juridique, l'assistance juridique et la Cour des petites créances, qui sont tous des moyens d'accéder à la justice à peu de frais. Le travail de Me Dauphinais consiste alors à distinguer l'assurance juridique des autres moyens, en illustrant la protection offerte par les assureurs. Pour les particuliers, il s'agit d'une aide financière lors de litiges spécifiques, qui vont de la consommation aux dommages corporels ou matériels en passant par la perte de revenus. Les petites entreprises, les cabinets professionnels et les travailleurs autonomes (environ 5 % des appels) sont également admissibles à l'assurance juridique, qui peut s'avérer fort utile, notamment à l'occasion d'un conflit résultant du non respect d'une transaction ou d'un bail ou survenant avec des clients ou des fournisseurs.
Bref, Me Primeau et Me Dauphinais croient fermement que le Barreau du Québec a su tout mettre en œuvre pour bien faire connaître ce produit, autant aux juristes qu'au grand public, et pensent que ce produit a un avenir prometteur!
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