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Denis Mondor
Un criminaliste à la tête du Barreau du Québec, ça ne s'est pas vu souvent depuis la création de l'institution il y a 155 ans. Si on peut certainement dire qu'il y a eu des bâtonniers qui tâtaient du criminel dans le passé, surtout lorsque l'exercice du droit était moins spécialisé, on peut aussi affirmer sans crainte de se tromper que le bâtonnier Serge Ménard a été le premier criminaliste «à temps plein» à occuper cette fonction en 1985-1986... et que je suis le deuxième.
C'est un honneur et un redoutable privilège qui me sont accordés par mes quelque 20 000 consoeurs et confrères. D'ailleurs, ceux-ci, et j'en ai pris note, n'ont pas remis la direction de leur ordre professionnel entre mes seules mains : le Barreau est une institution éminemment démocratique qui puise sa richesse et sa vigueur au sein même de ses membres, dans quelque milieu qu'ils exercent et j'aurai besoin de leur collaboration.
Au premier rang de celles et ceux que j'appelle déjà «mes collaborateurs» se trouve le Conseil général du Barreau, notre instance suprême. Il y a là un groupe dynamique de 37 personnes, élues par chacune de nos sections locales, et complété par quatre représentants du public nommés par l'Office des professions du Québec.
Au Comité administratif, je compterai sur ma vice-présidente, Me Madeleine Lemieux, qui y apportera son expérience et sa connaissance de la pratique du droit. Y siègeront aussi, de Montréal, Me Bernard Synnott, bâtonnier, Me David Collier, 11 conseiller ; de province, Me Serge R. Simard, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à qui se joindra un autre délégué ; du public, une personne qui sera élue par le Conseil général du mois de juin ; et le bâtonnier sortant, Me Pierre Gagnon.
Au Conseil général, en plus des membres du Comité administratif, des représentants nommés par l'Office des professions, des délégués et observateurs de nos sections locales, des représentants de l'Association des avocats de province et de l'Association du Barreau canadien, Division Québec, je peux compter en première ligne sur l'appui des bâtonniers et des bâtonnières de section :
* Me Henri Kélada, bâtonnier d'Abitibi-Témiscamingue;
* Me Michel Tessier, bâtonnier d'Arthabaska;
* Me Carol Abud, bâtonnier du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine;
* Me Alain Boisvert, bâtonnier de Bedford;
* Me Brigitte Bhérer, bâtonnière de la Côte Nord;
* Me Gérard Desjardins, bâtonnier de Hull;
* Me Lucie Ratelle, bâtonnière des Laurentides-Lanaudière;
* Me Jean L. Beauchamp, bâtonnier de Laval;
* Me Andrée Talbot, bâtonnière de Longueuil;
* Me François Rioux, bâtonnier de la Mauricie;
* Me Robert Proulx, bâtonnier de Richelieu;
* Me France Bergeron, bâtonnière du Saguenay-Lac-Saint-Jean;
* Me Danielle Houle, bâtonnière de Saint-François.
Maintenir le cap et aller vers de nouveaux objectifs
Je profite d'ailleurs de l'occasion pour interpeller les bâtonniers et les bâtonnières de section avec qui j'ai la ferme intention de maintenir des contacts fréquents tout au long de l'année.
Le Barreau du Québec est notre institution à tous et je me dois d'être au fait de vos préoccupations et des enjeux de votre section. D'entrée de jeu, je propose un geste concret pour engager le dialogue en ouvrant la tribune des Propos du bâtonnier aux bâtonniers et bâtonnières de section. Ainsi, tous les membres pourront bénéficier de nos échanges et nous pourrons alors, souhaitons-le, réaliser le plein potentiel d'une saine collaboration.
Voilà, la balle est lancée et j'attends impatiemment de vous lire dans une prochaine chronique des Propos du bâtonnier.
En plus de maintenir le cap dans les dossiers chauds déjà en cours dont entre autres l'assurance juridique, l'aide juridique, la justice administrative et le Juriportail, mon bâtonnat sera marqué par la poursuite de trois objectifs majeurs:
* La formation des avocats et avocates, tant à l'entrée de la profession qu'en cours de carrière : nous devons la rendre davantage disponible --- peut-être même obligatoire pour la permanence --- afin de contribuer à l'image d'excellence de la profession.
* La discipline de la profession : elle doit être encore mieux administrée, mieux outillée et plus rapide.
* La «gouvernance» du Barreau du Québec : nous devons l'adapter aux temps que nous traversons.
Pour atteindre ces objectifs, je peux heureusement compter sur l'implication d'environ un millier d'avocates et d'avocats qui oeuvrent au sein des nombreux comités du Barreau. Voilà un bassin quasi inépuisable d'expertise dans lequel je puiserai volontiers. Comme le soulignait récemment le bâtonnier Pierre Gagnon, peu d'institutions peuvent s'enorgueillir d'une telle contribution de la part de leurs membres.
Et nous contribuerons tous ensemble à maintenir, à manifester, à renouveler si besoin est, la tradition de vigueur et d'indépendance qui caractérise le Barreau du Québec.
Affirmons nos forces!
Le bâtonnier du Québec,
Denis Mondor
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